Exploitation pétrolière : ExxonMobil prêt à envisager un retour au Venezuela - FINECO Exploitation pétrolière : ExxonMobil prêt à envisager un retour au Venezuela - FINECO

Exploitation pétrolière : ExxonMobil prêt à envisager un retour au Venezuela

Exploitation pétrolière : ExxonMobil prêt à envisager un retour au Venezuela

Le directeur général d’Exxon Mobil, Darren Woods, a annoncé vendredi sa disposition à évaluer un éventuel retour au Venezuela, près de vingt ans après la nationalisation des actifs de la major américaine dans le pays, mais a souligné que la situation actuelle reste « non investissable » sans réformes profondes.

Les déclarations ont été faites lors d’une réunion d’urgence à la Maison Blanche avec le président américain Donald Trump, à laquelle participaient les dirigeants des principales compagnies pétrolières des États-Unis, moins d’une semaine après l’opération militaire qui a conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro.

« Il est absolument crucial à court terme que nous mettions en place une équipe technique afin d’évaluer l’état actuel de l’industrie et des actifs », a expliqué Woods, qui a précisé que cette mission permettrait de comprendre les conditions nécessaires pour aider le peuple vénézuélien à remettre la production sur le marché.

Dans son intervention, le dirigeant a insisté sur la nécessité de protections juridiques durables et de réformes de la loi sur les hydrocarbures avant qu’ExxonMobil n’envisage un retour effectif. « Nous avons vu nos actifs y être saisis deux fois », a rappelé Woods, soulignant qu’un troisième retour exigerait « des changements considérables » par rapport au passé et à la situation actuelle.

Ces propos francs ont toutefois heurté l’administration américaine. Le président Donald Trump a indiqué qu’il pourrait exclure ExxonMobil du plan d’investissement dans le secteur pétrolier vénézuélien, dénonçant la réponse jugée trop prudente de la compagnie. Trump a déclaré qu’il était “incliné” à laisser ExxonMobil en marge des opportunités d’investissement, préférant donner la priorité à d’autres entreprises plus enthousiastes à l’idée de s’engager, selon des déclarations rapportées par plusieurs médias.

Aux côtés de Woods, d’autres dirigeants présents ont exprimé des positions contrastées. Le vice-président de Chevron, Mark Nelson, a réaffirmé la volonté de son entreprise de renforcer rapidement sa production au Venezuela, affirmant que Chevron pourrait augmenter ses volumes de production d’environ 50 % dans les 18 à 24 mois grâce à ses coentreprises avec la compagnie pétrolière nationale PDVSA.

Ce contexte s’inscrit dans une dynamique plus large, où l’administration Trump encourage fortement les majors américaines à investir au moins 100 milliards de dollars pour relancer l’industrie pétrolière vénézuélienne, lourdement affectée par des années de déclin, de sanctions et de mauvaise gestion.