Programme de régulation : Le Ghana ouvre l’ère du cannabis légal - FINECO Programme de régulation : Le Ghana ouvre l’ère du cannabis légal - FINECO

Programme de régulation : Le Ghana ouvre l’ère du cannabis légal

Programme de régulation : Le Ghana ouvre l’ère du cannabis légal

Le Ghana a officiellement lancé son programme de régulation du cannabis, mettant en place un cadre strict pour la culture et la gestion de variétés à faible teneur en THC destinées exclusivement à des usages médicaux et industriels. L’annonce a été faite à Accra par le ministre de l’Intérieur, Muntaka Mohammed-Mubarak.

Cette initiative marque une étape importante dans la structuration d’un secteur jusque-là informel. Elle fait suite à l’adoption de la Narcotics Control Commission (Amendment) Act, 2023 et des Narcotics Control Commission (Cultivation and Management of Cannabis) Regulations, 2023, qui constituent désormais le socle juridique du dispositif de régulation.

À travers ce cadre réglementaire, les autorités ghanéennes entendent organiser la filière du cannabis tout en veillant à la protection de la santé publique et au maintien de la sécurité. Le gouvernement ambitionne également de tirer parti du potentiel économique de cette culture, notamment en attirant des investissements, en créant des emplois – particulièrement dans les zones rurales – et en générant de nouvelles recettes publiques.

Le Ghana s’inspire en partie de l’expérience d’autres pays ayant légalisé et structuré cette industrie. Au Canada, par exemple, l’industrie légale du cannabis a généré près de 895 millions de dollars canadiens, soit environ 655 millions de dollars américains, au cours de l’exercice 2022-2023.

Toutefois, l’accès au secteur reste étroitement encadré. L’octroi de licences est réservé aux citoyens ghanéens ou aux résidents permanents âgés d’au moins 18 ans. Les entreprises souhaitant opérer dans ce domaine devront également respecter des exigences strictes en matière de gouvernance : elles devront être détenues à au moins 50 % par des Ghanéens et compter une majorité d’administrateurs nationaux.

Avec cette réforme, le Ghana espère poser les bases d’une industrie réglementée, capable de soutenir la croissance économique tout en limitant les dérives liées à l’usage illicite du cannabis.