Textile : la Tanzanie se tourne vers la Chine - FINECO Textile : la Tanzanie se tourne vers la Chine - FINECO

Textile : la Tanzanie se tourne vers la Chine

Textile : la Tanzanie se tourne vers la Chine

La Tanzanie intensifie ses efforts pour redynamiser son industrie textile en misant sur des investissements chinois. Dans cette perspective, Kitila Mkumbo a entamé une visite stratégique de six jours en Chine, du 17 au 22 mars 2026, au cœur des principaux bassins de production textile du pays.

D’après le quotidien The Citizen, le ministre prévoit une série de rencontres avec des industriels dans plusieurs grandes villes, notamment Shanghai, Nantong, ainsi que dans la province du Shandong — à Jinan et Weihai — sans oublier Guangzhou. Une tournée ciblée destinée à séduire des investisseurs capables de contribuer à la transformation locale des matières premières.

« Notre objectif est d’attirer des investisseurs pour ajouter de la valeur à nos ressources et bâtir une industrie textile solide […] La Tanzanie est prête à devenir un pôle majeur de la fabrication textile en Afrique », a affirmé Kitila Mkumbo, mettant en avant une approche fondée sur des partenariats durables et mutuellement bénéfiques.

Sur le terrain, les autorités ont déjà identifié des zones prioritaires pour accueillir ces investissements. Les régions de Shinyanga et Mara sont ainsi présentées comme des futurs hubs industriels capables d’abriter des unités de production à grande échelle.

Cette offensive économique intervient toutefois dans un contexte préoccupant pour le secteur textile tanzanien. Le pays fait face à une désindustrialisation progressive qui freine ses ambitions de montée en gamme. Selon les données du Bureau national des statistiques, la production textile a chuté de 53 millions de mètres carrés en 2020 à seulement 32 millions en 2024, soit une baisse de près de 40 % en cinq ans.

En cause notamment, la fermeture continue des unités de transformation. L’Association des fabricants de textile et d’habillement de Tanzanie (Tegamat) indique que le nombre d’usines en activité s’est effondré, passant de 33 en 2017 à seulement trois en 2025. Un déclin qui illustre l’ampleur des défis à relever pour relancer durablement la filière.

Face à cette situation, le pari de Dodoma est clair : attirer des capitaux étrangers pour reconstruire un tissu industriel compétitif et repositionner la Tanzanie sur la carte textile africaine.