Gaz sous pression : l’Ukraine se tourne vers le Mozambique
L’Ukraine cherche de nouvelles solutions pour reconstituer ses réserves de gaz, durement affectées par des années d’attaques russes contre ses infrastructures critiques. Lundi, le président Volodymyr Zelensky a annoncé l’ouverture d’un partenariat énergétique avec le Mozambique, marquant une possible évolution stratégique dans l’approvisionnement du pays.
À l’issue d’un entretien avec son homologue mozambicain, Daniel Chapo, le chef de l’État ukrainien a indiqué que Kiev envisageait désormais d’importer du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de ce pays d’Afrique australe. Une option qui reflète l’adaptation progressive de l’Ukraine à une guerre qui redéfinit en profondeur ses besoins énergétiques et ses priorités économiques.
Avant l’invasion russe à grande échelle, l’Ukraine reposait principalement sur sa production nationale de gaz. Mais la donne a radicalement changé. Les frappes répétées menées par la Russie ont gravement endommagé des installations stratégiques, réduisant de moitié la production, selon le gouverneur de la banque centrale, Andriy Pyshnyi.
Les régions les plus touchées se situent notamment dans le nord-est et le centre du pays, à proximité des lignes de front, où l’intensité des attaques s’est accrue depuis l’automne dernier. Confrontée à ces destructions et à une pression constante, l’Ukraine n’a d’autre choix que de diversifier ses sources d’approvisionnement pour garantir sa sécurité énergétique, en particulier à l’approche des hivers rigoureux.
