Bénin : BFT Group et APSFD arment les IMF face au défi de l’IA
Réunis à Cotonou le mercredi 25 mars à l’initiative de la fintech Banking and Financial Technologies Group (BFT Group) et de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Bénin (APSFD), les acteurs du secteur de la microfinance béninoises ont exploré les opportunités qu’offre l’intelligence artificielle pour améliorer leurs performances et renforcer l’inclusion financière. L’objectif de cette rencontre est de mieux comprendre les implications de l’intelligence artificielle et en faire un outil stratégique au service du développement des systèmes financiers décentralisés.
Dans un écosystème où la rapidité de décision et la proximité avec le client constituent le socle de la performance, l’intelligence artificielle (IA) n’est plus une simple curiosité technologique mais un levier de croissance indispensable. Pour Valentine Adoukonou Tonoukouin, présidente de l’APSFD, l’enjeu est clair. L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans tous les secteurs d’activité et les Institutions de microfinance (IMF) ne peuvent rester en marge de cette évolution. Elle insiste sur la nécessité pour les acteurs de s’approprier ces nouveaux outils afin d’en tirer pleinement profit, notamment en matière d’efficacité opérationnelle et de qualité de service.
La question de la productivité a dominé les échanges. A cet effet, Chérif Adjaho, secrétaire général de BFT Group replace cette initiative dans un contexte global de mutation technologique. Selon lui, les institutions de microfinance doivent impérativement emboîter le pas pour ne pas subir une concurrence de plus en plus agressive. Il a illustré son propos par un exemple frappant en expliquant qu’une tâche nécessitant autrefois une heure de travail peut désormais être accomplie en seulement dix minutes grâce à l’automatisation. Cette valeur ajoutée représente un gain précieux pour des structures souvent submergées par des processus manuels chronophages. Chérif Adjaho souligne que BFT Group entend développer des solutions adaptées aux réalités du terrain, notamment dans le traitement des dossiers de crédit, souvent perçu comme un point de friction majeur dans les opérations des IMF. L’ambition est d’accompagner les institutions dans l’intégration progressive d’outils intelligents capables d’optimiser leurs processus internes.
Le formateur, Julien Capgras, spécialiste de la transformation digitale met en avant les nombreux bénéfices que les IMF peuvent tirer de l’intelligence artificielle. Il a cité entre autres, l’automatisation des tâches répétitives, l’amélioration de la relation client, la personnalisation des services financiers ou encore l’optimisation de la prise de décision qui sont matérialisés par l’utilisation d’applications susceptibles de transformer durablement le secteur. Cependant, le formateur rappelle que ces opportunités nécessitent des investissements conséquents, notamment en infrastructures numériques et en formation du personnel. “Les solutions les plus performantes restent souvent payantes, ce qui impose aux institutions de repenser leur stratégie d’investissement”, a-t-il fait remarquer avant de rappeler que l’intelligence artificielle est un assistant et n’a pas vocation de remplacer l’humain.
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