Égypte : hausse des tarifs du train et du métro - FINECO Égypte : hausse des tarifs du train et du métro - FINECO

Égypte : hausse des tarifs du train et du métro

Égypte : hausse des tarifs du train et du métro

Le gouvernement égyptien a officialisé une augmentation des prix des billets de train et de certains tickets de métro, entrée en vigueur vendredi 27 mars 2026. Une décision assumée par le ministère égyptien du Transport, qui invoque la nécessité de faire face à la hausse des coûts et de garantir la continuité du service public.

Selon un communiqué publié la veille par le Conseil des ministres, les tarifs ferroviaires augmentent de manière différenciée selon les distances : +12,5 % pour les longs trajets et +25 % pour les courtes distances. Une révision qui s’inscrit dans un contexte de pression croissante sur les finances du secteur.

Du côté du métro du Caire, qui dessert notamment les lignes 1, 2 et 3, les ajustements concernent principalement les trajets courts et intermédiaires. Le prix d’un ticket pour un parcours allant jusqu’à 9 stations passe ainsi de 8 à 10 livres égyptiennes, tandis que celui couvrant jusqu’à 16 stations grimpe de 10 à 12 livres. En revanche, les tarifs pour les trajets plus longs — jusqu’à 23 stations ou au-delà — restent inchangés, respectivement à 15 et 20 livres égyptiennes.

Les autorités encouragent par ailleurs les usagers, notamment les étudiants et les salariés des secteurs public et privé, à se tourner vers les abonnements. Ces formules permettent de bénéficier de réductions significatives sur l’ensemble du réseau ferroviaire et du métro, atténuant ainsi l’impact de la hausse pour les utilisateurs réguliers.

Dans son communiqué, le ministère insiste sur la volonté de « mieux refléter les coûts réels d’exploitation », fortement affectés ces dernières années. Plusieurs facteurs expliquent cette décision. D’une part, la flambée des prix des produits pétroliers importés, payés en devises, et la hausse répétée des tarifs de l’électricité pèsent lourdement sur les finances de l’Autorité nationale des chemins de fer et de l’Autorité nationale des tunnels.

D’autre part, l’entretien du matériel roulant — trains et rames de métro — devient de plus en plus coûteux, notamment en raison de l’augmentation des prix des pièces de rechange. À cela s’ajoutent les investissements en cours pour moderniser les infrastructures et améliorer la performance du réseau.

Enfin, la revalorisation régulière des salaires des employés du secteur, alignée sur la politique générale de la fonction publique, constitue un autre facteur de pression budgétaire. Une mesure que l’État présente comme essentielle pour garantir des conditions de vie décentes aux travailleurs.