Sécurité alimentaire en Afrique : la Banque mondiale débloque 46 millions $ - FINECO Sécurité alimentaire en Afrique : la Banque mondiale débloque 46 millions $ - FINECO

Sécurité alimentaire en Afrique : la Banque mondiale débloque 46 millions $

Sécurité alimentaire en Afrique : la Banque mondiale débloque 46 millions $

Le Groupe de la Banque mondiale franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur de l’agriculture africaine. L’institution a approuvé une quatrième phase du Programme pour la résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest (FSRP), accompagnée d’un financement de 46 millions de dollars destiné à renforcer la sécurité alimentaire et à stimuler l’emploi.

Ce programme, soutenu notamment par l’Association internationale de développement, le Fonds PHRD et un fonds fiduciaire multi-donateurs, sera mis en œuvre par le Centre international de physiologie et d’écologie des insectes. Il bénéficiera à plusieurs pays, dont l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Mali, le Sénégal et la Zambie, avec des retombées attendues bien au-delà.

Baptisé Aiccra-Fsrp4, le projet ambitionne de toucher plus de 1,5 million d’agriculteurs et d’acteurs du système alimentaire. Il s’appuie sur les acquis des phases précédentes et sur le programme de recherche climatique du CGIAR pour réduire l’écart entre la recherche scientifique et les exploitations agricoles, en favorisant l’accès à des pratiques d’agriculture climato-intelligente et à des services d’information climatique.

Concrètement, l’initiative prévoit de déployer des innovations à fort impact, telles que des variétés de riz et de maïs résistantes à la sécheresse, des plateformes numériques de conseil agricole ou encore des systèmes d’irrigation alimentés par l’énergie solaire. À terme, plus de 250 000 agriculteurs devraient adopter ces technologies.

Le programme s’inscrit dans la continuité des résultats déjà obtenus, avec 165 innovations développées et plus de 11,6 millions de bénéficiaires ayant accédé à des services climato-intelligents lors des précédentes phases.

Au-delà de la productivité agricole, l’emploi constitue un axe central du projet. Alors que le secteur agricole représente 52 % de la main-d’œuvre en Afrique, l’initiative prévoit de soutenir 150 projets entrepreneuriaux, de renforcer ou créer 25 incubateurs et d’attirer 16,5 millions de dollars de capitaux privés pour dynamiser les filières agro-industrielles et l’agritech. Des partenariats avec des institutions académiques, dont l’Université Mohammed VI Polytechnique, viendront appuyer cette dynamique d’innovation.

Pour Chakib Jenane, la création d’emplois constitue un pilier fondamental de cette initiative, en cohérence avec la mission AgriConnect visant à développer les chaînes de valeur agroalimentaires sur le continent.

Enfin, la Banque mondiale souligne l’importance de l’architecture régionale du programme, avec le renforcement d’au moins huit institutions nationales et régionales. L’objectif est d’améliorer la diffusion des innovations, tout en consolidant les systèmes de données agricoles et les centres spécialisés, afin de favoriser une prise de décision plus précise et adaptée aux défis climatiques.