Cuivre : Ivanhoe Mines accélère avec 86 millions $ - FINECO Cuivre : Ivanhoe Mines accélère avec 86 millions $ - FINECO

Cuivre : Ivanhoe Mines accélère avec 86 millions $

La compagnie minière canadienne Ivanhoe Mines a revu à la hausse ses ambitions en République démocratique du Congo (RDC). Dans son rapport trimestriel publié le 6 mai, le groupe annonce un investissement de 86 millions de dollars en 2026 pour le développement de son projet cuprifère Western Forelands, contre 50 millions USD initialement prévus en février dernier.

Cette augmentation substantielle du budget traduit la volonté de l’entreprise d’intensifier ses travaux d’exploration sur ce vaste projet situé dans la ceinture cuprifère congolaise. Même si les raisons exactes de ce réajustement n’ont pas été précisées, Ivanhoe Mines indique que la campagne 2026 sera la plus importante jamais menée sur le site.

Le programme prévoit plus de 80 000 mètres de forage carotté au diamant ainsi que 16 000 mètres de forage à circulation inverse. Ces opérations visent non seulement à explorer de nouvelles cibles minéralisées, mais aussi à renforcer le niveau de confiance autour du district de Makoko, considéré comme le cœur stratégique du projet.

Selon les données actuelles, Makoko renferme déjà 773 000 tonnes de cuivre en ressources indiquées et 8,38 millions de tonnes en ressources inférées. Ivanhoe Mines estime que cette découverte figure déjà parmi les cinq plus importantes découvertes mondiales de cuivre.

Le groupe entend désormais accélérer la préparation d’un éventuel développement minier. Une étude de préfaisabilité est en cours et devrait être finalisée au deuxième trimestre 2027.

« Nous progressons à grands pas dans le processus de découverte de gisements majeurs. La découverte de cuivre dans le district de Makoko est un gisement prometteur dont l’importance ne cesse de croître », a déclaré Robert Friedland, co-président d’Ivanhoe Mines.

Le développement d’une future mine à Western Forelands représenterait une étape stratégique majeure pour le groupe canadien, déjà propriétaire de Kamoa-Kakula, actuellement considérée comme la plus grande mine de cuivre de RDC.

Cette offensive intervient dans un contexte mondial marqué par des inquiétudes croissantes sur l’approvisionnement en cuivre, métal essentiel à la transition énergétique et aux technologies vertes. Plusieurs projections anticipent un déficit d’offre au cours de la prochaine décennie.

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) estime d’ailleurs qu’environ 80 nouvelles mines de cuivre devront être mises en service dans le monde d’ici 2030 afin de répondre à la demande mondiale.

Malgré ce potentiel, plusieurs années de travaux seront encore nécessaires avant de confirmer la viabilité économique d’une exploitation à Western Forelands. En parallèle, Ivanhoe Mines poursuit également ses activités d’exploration dans d’autres pays africains, notamment en Zambie et en Angola, où des budgets spécifiques ont aussi été alloués pour 2026.