Bénin : La Loterie nationale voit son bénéfice chuter de 36 % - FINECO Bénin : La Loterie nationale voit son bénéfice chuter de 36 % - FINECO

Bénin : La Loterie nationale voit son bénéfice chuter de 36 %

Bénin : La Loterie nationale voit son bénéfice chuter de 36 %

La Loterie Nationale du Bénin a enregistré une forte baisse de ses performances financières en 2025, marquée par un recul de 36 % de son résultat net malgré une progression de plusieurs indicateurs opérationnels.

Selon les états financiers publiés par l’entreprise, le bénéfice net après impôts s’est établi à 4,62 milliards de FCFA contre 7,17 milliards de FCFA en 2024. Le chiffre d’affaires a également reculé de 4 %, passant de 103 milliards à 99 milliards de FCFA.

Les dirigeants de la LNB attribuent cette contre-performance à la montée de la concurrence illégale sur le marché des jeux. L’entreprise évoque notamment la multiplication d’opérateurs clandestins proposant des gains plus attractifs ainsi que l’essor des machines à sous illégales installées sur l’ensemble du territoire béninois et très prisées par les parieurs.

Malgré cette baisse du résultat net, plusieurs indicateurs d’exploitation affichent une évolution positive. La valeur ajoutée a progressé de 22 % pour atteindre 11 milliards de FCFA, tandis que l’excédent brut d’exploitation a bondi de 34 % à 7,16 milliards de FCFA. Le résultat d’exploitation a lui aussi augmenté de 40 %, à 6,37 milliards de FCFA.

Les charges de personnel ont légèrement progressé de 3 %, alors que certaines dépenses ont été réduites, notamment les autres charges qui sont passées de plus de 840 millions à moins de 9 millions de FCFA.

En revanche, le résultat financier s’est replié de 13 % à 536 millions de FCFA. Le résultat des activités ordinaires a toutefois progressé de 34 %, atteignant 7 milliards de FCFA contre 5,17 milliards un an plus tôt.

Ces résultats traduisent les difficultés croissantes rencontrées par les opérateurs officiels face à l’expansion des jeux illégaux dans le Bénin, un phénomène qui pèse de plus en plus sur les recettes du secteur formel.