Maroc : baisse du déficit de liquidité
Le déficit de liquidité du système bancaire marocain s’est nettement réduit en juin, permettant à Bank Al-Maghrib (BAM) d’alléger son soutien au secteur financier, tandis que les conditions de crédit poursuivent leur assouplissement au bénéfice des entreprises, selon la dernière revue mensuelle de la banque centrale.
Le besoin moyen de liquidité des banques est revenu à 127,3 milliards de dirhams, contre 146,6 milliards un mois plus tôt. En réponse, BAM a réduit ses injections de liquidités à 152,4 milliards de dirhams, réparties entre avances à sept jours, opérations de pension livrée et prêts garantis à long terme.
Sur le marché interbancaire, le volume quotidien moyen des échanges s’est établi à 2,2 milliards de dirhams, tandis que le taux moyen pondéré est resté stable à 2,25 %, reflétant des conditions monétaires maîtrisées.
L’évolution des taux souverains est restée contrastée. Les rendements ont légèrement reculé sur le marché primaire, alors qu’ils ont progressé sur les maturités moyennes et longues du marché secondaire, signe d’anticipations plus prudentes des investisseurs.
Le coût du crédit poursuit néanmoins sa détente. Au premier trimestre 2026, le taux moyen appliqué aux financements accordés au secteur non financier a diminué de 16 points de base, à 4,66 %. Les entreprises ont été les principales bénéficiaires de cet assouplissement, avec un taux moyen ramené à 4,54 %, grâce notamment à une baisse marquée des taux des prêts à l’investissement et des facilités de trésorerie. Les grandes entreprises ont vu leurs conditions de financement s’améliorer davantage que les TPME.
À l’inverse, les taux appliqués aux particuliers ont légèrement progressé, à 5,74 %, sous l’effet d’une hausse des crédits de trésorerie, tandis que les prêts immobiliers sont restés globalement stables.
Du côté de l’épargne, les rendements des dépôts bancaires ont poursuivi leur repli en mai, mais la rémunération minimale des comptes sur carnet a été relevée à 1,82 % pour le second semestre 2026. L’ensemble de ces évolutions confirme une normalisation progressive des conditions monétaires, dans un contexte où la banque centrale cherche à soutenir le financement de l’économie tout en préservant la stabilité financière.
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