Pétrole : Le Brent franchit les 90 dollars
Les prix du pétrole ont bondi lundi, le Brent franchissant la barre des 90 dollars le baril après une nouvelle escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran, ravivant les craintes de perturbations de l’approvisionnement énergétique mondial. Cette poussée des cours intervient alors que les investisseurs réévaluent les risques géopolitiques et leurs conséquences sur l’inflation et les marchés financiers.
Selon Commerzbank, la hausse du brut fait suite aux frappes américaines menées en représailles à la mort de soldats américains lors d’une attaque imputée à l’Iran en Jordanie. En réponse, Téhéran a ciblé le Koweït et des installations militaires américaines au Qatar, tout en annonçant la suspension de ses engagements au titre de l’accord de paix intérimaire et en menaçant de nouvelles représailles.
Sur les marchés, les contrats à terme sur les actions américaines se sont stabilisés, tandis que l’euro progressait à 1,1445 dollar. En Asie, les places financières ont évolué en ordre dispersé : les actions chinoises ont surperformé, alors que les marchés japonais sont restés fermés.
Les investisseurs suivent également plusieurs développements économiques majeurs. En Chine, la banque centrale a maintenu inchangés ses taux préférentiels de prêt (LPR), conformément aux attentes, privilégiant la stabilité monétaire dans un contexte de reprise fragile.
En Europe, les marchés intègrent aussi les annonces politiques. Le futur Premier ministre britannique, Andy Burnham, prévoit une réorganisation de l’exécutif afin de renforcer le pilotage économique depuis Downing Street. En Allemagne, le gouvernement a relevé son niveau d’alerte terroriste et envisage de réduire les subventions aux énergies renouvelables dans le cadre d’une réforme de leur financement, estimant que l’essor rapide du solaire accroît les contraintes sur le réseau électrique.
La flambée des prix du pétrole renforce les anticipations de pressions inflationnistes mondiales, un facteur susceptible de compliquer les trajectoires d’assouplissement monétaire des principales banques centrales et d’accroître la volatilité sur les marchés d’actions, d’obligations et de devises.
