Gaz naturel : le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo accélèrent l’intégration énergétique - FINECO Gaz naturel : le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo accélèrent l’intégration énergétique - FINECO

Gaz naturel : le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo accélèrent l’intégration énergétique

Gazoduc Nigeria-Maroc : la CEDEAO franchit une étape clé

Le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo renforcent leur alliance énergétique pour faire du gaz naturel un moteur de croissance, de sécurité énergétique et d’attractivité des investissements. Réunis le 17 juillet 2026 à Cotonou avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale, les ministres de l’Énergie des trois pays ont convenu d’accélérer la mise en œuvre de projets communs destinés à développer un marché régional intégré du gaz.

Cette rencontre, qui prolonge les engagements pris lors du Sommet régional sur le gaz d’Abidjan en décembre 2025, visait à identifier les priorités d’investissement, sécuriser l’approvisionnement en gaz et mobiliser davantage de financements publics et privés pour les infrastructures stratégiques.

Le gaz constitue déjà la principale source de production d’électricité dans les trois pays, représentant 76 % du mix électrique au Bénin, 75 % en Côte d’Ivoire et 71 % au Togo. Avec une demande attendue en forte progression d’ici 2035 sous l’effet de l’industrialisation et de la hausse des besoins énergétiques, les États misent sur cette ressource comme énergie de transition pour soutenir leur compétitivité économique.

Les discussions ont porté sur le projet PRIME-GAS, approuvé par la Banque mondiale fin juin 2026, qui prévoit le renforcement des marchés nationaux du gaz, l’harmonisation des cadres réglementaires, l’importation conjointe de gaz naturel liquéfié (GNL) et le développement d’infrastructures destinées à favoriser les échanges transfrontaliers d’énergie.

Les participants ont également examiné le futur programme AGILE, conçu pour accélérer les investissements dans les infrastructures gazières grâce à une combinaison de prêts, de garanties, d’assistance technique et d’interventions de la Société financière internationale (SFI) et de la MIGA. L’objectif est de réduire le risque pour les investisseurs et d’attirer des capitaux de long terme.

Au-delà de la coopération énergétique, cette initiative marque une nouvelle étape vers la construction d’un marché régional intégré de l’énergie en Afrique de l’Ouest, considéré comme un levier essentiel pour renforcer la sécurité d’approvisionnement, soutenir l’industrialisation et stimuler une croissance durable dans la sous-région.