Afrique de l’Ouest : Le pétrole résiste au plongeon des cours mondiaux
Les différentiels des pétroles bruts d’Afrique de l’Ouest sont restés globalement stables lundi, malgré le décrochage brutal des cours à terme, les opérateurs évaluant l’impact d’un éventuel apaisement des tensions au Moyen-Orient sur l’équilibre du marché mondial.
Les contrats à terme sur le Brent ont chuté de plus de 7 % lundi, passant sous le seuil de 90 dollars le baril. Ce mouvement a été déclenché par la suspension des frappes entre les États-Unis et l’Iran au cours du week-end, qui a ravivé les espoirs d’une issue diplomatique à l’escalade récente du conflit et réduit la prime de risque géopolitique intégrée dans les prix.
Sur le marché physique, les vendeurs ouest-africains avaient toutefois commencé, la semaine dernière, à relever leurs prix de vente pour certaines cargaisons, profitant des perturbations de l’offre dans d’autres régions, selon des négociants. Mais les transactions demeuraient limitées, les acteurs du marché privilégiant l’attentisme face à l’évolution incertaine de la situation géopolitique.
La pression sur l’offre mondiale reste néanmoins élevée. En parallèle des perturbations au Moyen-Orient, la production pétrolière du Kazakhstan a été réduite de plus de moitié, à environ 1 million de barils par jour, après la fermeture de son principal terminal d’exportation à Novorossiysk, en Russie, à la suite d’attaques de drones.
Cette contraction de l’offre pourrait renforcer l’attrait des pétroles légers et de qualité similaire disponibles sur les marchés atlantiques. Les bruts d’Afrique de l’Ouest, du Brésil et de la Guyane pourraient ainsi se substituer à une partie des approvisionnements perturbés en provenance du Moyen-Orient, selon un négociant cité vendredi.
