Nigeria : Abuja refinance 4,5 milliards $ de dette pétrolière - FINECO Nigeria : Abuja refinance 4,5 milliards $ de dette pétrolière - FINECO

Nigeria : Abuja refinance 4,5 milliards $ de dette pétrolière

Nigeria : Abuja refinance 4,5 milliards $ de dette pétrolière

Le Nigeria a approuvé le refinancement d’une facilité de pré-exportation de la compagnie pétrolière publique NNPC Limited, dans le cadre d’une nouvelle opération de 4,5 milliards de dollars destinée à renforcer les réserves de change et à dégager des marges de financement pour les infrastructures, a annoncé lundi la présidence.

Baptisée « Project Gazelle 2 », la nouvelle facilité refinancera environ 1,5 milliard de dollars d’encours issus de l’accord initial de 2023, d’un montant de 3,3 milliards de dollars, tout en apportant 3 milliards de dollars de liquidités supplémentaires. L’opération intervient alors que la première économie d’Afrique cherche à consolider sa position extérieure et à financer ses priorités budgétaires, malgré les tensions persistantes sur le naira et les efforts engagés pour attirer les capitaux étrangers.

Le ministre des Finances, Taiwo Oyedele, a indiqué au Conseil économique national que les nouvelles conditions seraient plus favorables au Nigeria. Le volume de pétrole brut utilisé comme garantie sera notamment réduit de 12,5 %, passant d’environ 90 000 barils par jour à 78 750 barils par jour. Cette baisse doit permettre à Abuja de libérer davantage de ressources pétrolières pour ses besoins stratégiques, tout en améliorant la structure de son financement.

L’opération intervient dans un contexte où le gouvernement du président Bola Tinubu cherche à restaurer la stabilité macroéconomique après plusieurs réformes majeures, notamment sur le marché des changes et les subventions énergétiques. Pour Abuja, l’enjeu est désormais de transformer l’amélioration des mécanismes de financement en marges budgétaires concrètes, alors que les besoins en infrastructures restent considérables.

Le vice-président Kashim Shettima, qui préside le Conseil économique national, a rappelé que la performance des politiques publiques devait finalement se mesurer à leurs effets sur le coût de la vie, l’alimentation, la santé, l’éducation et le niveau de vie des ménages.

Avec « Project Gazelle 2 », le Nigeria cherche ainsi à optimiser ses actifs pétroliers sans accroître dans les mêmes proportions la part de sa production engagée en garantie. Une équation financière cruciale pour un pays qui doit simultanément renforcer ses réserves extérieures, soutenir le naira et dégager des ressources pour financer son développement.