Pétrole : le Brent reste au-dessus de 93 dollars
Les prix du pétrole ont légèrement reculé vendredi, mais restent orientés vers une deuxième hausse hebdomadaire consécutive, alors que l’impasse dans le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran continue d’alimenter les craintes sur les approvisionnements du Moyen-Orient. Le marché reste particulièrement sensible aux risques pesant sur les exportations du Golfe et les routes maritimes stratégiques.
Le Brent reculait de 23 cents, soit 0,3 %, à 93,55 dollars le baril à 01h42 GMT, après un bond de 2,4 % lors de la séance précédente. Le West Texas Intermediate (WTI) américain cédait pour sa part 33 cents, ou 0,4 %, à 86,50 dollars.
Malgré ce repli, le Brent affiche une hausse de plus de 7 % sur les cinq dernières séances, tandis que le WTI gagne plus de 8 %. Les deux références ont récemment atteint leur plus haut niveau depuis le 24 juillet.
La perspective d’une prolongation du conflit accroît les inquiétudes concernant les flux de brut en provenance de grands producteurs du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, l’Irak, les Émirats arabes unis et le Koweït.
Le précédent accord de paix entre les parties a expiré cette semaine sans reprise des négociations. Washington a par ailleurs menacé d’imposer des représailles économiques aux pays apportant leur soutien à Téhéran.
« Les deux camps campent sur leurs positions, mais n’ont plus le luxe d’attendre », estime Tony Sycamore, analyste chez IG, alors que la progression des cours accroît la pression sur les économies importatrices de pétrole.
BMI, filiale de Fitch Solutions, a indiqué qu’elle réexaminerait ses prévisions de prix du Brent ce mois-ci, jugeant que les risques sont désormais « plutôt orientés à la hausse ».
Le principal point de vulnérabilité reste le détroit d’Ormuz, par lequel transite traditionnellement environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole.
Selon les données du service de suivi maritime Kpler, seuls sept navires marchands ont traversé le détroit jeudi, soit la moitié du nombre enregistré la veille. Cette contraction des flux intervient alors que l’Iran a fermé le détroit et que les États-Unis maintiennent un blocus naval, selon BMI.
