Maroc : le déficit commercial s’envole de 26,5% à fin juillet - FINECO Maroc : le déficit commercial s’envole de 26,5% à fin juillet - FINECO

Maroc : le déficit commercial s’envole de 26,5% à fin juillet

Maroc : le déficit commercial s’envole de 26,5% à fin juillet

Le déficit commercial du Maroc continue de se creuser en 2026, sous l’effet d’une progression des importations nettement supérieure à celle des exportations. À fin juillet, le déficit des échanges de biens a atteint 244,69 milliards de dirhams (MMDH), soit une hausse de 26,5% sur un an, selon les indicateurs mensuels des échanges extérieurs publiés par l’Office des Changes.

Cette dégradation traduit un déséquilibre croissant entre les achats et les ventes du Royaume à l’étranger. Les importations ont bondi de 15,9% à 544,04 MMDH, tandis que les exportations n’ont progressé que de 8,4%, à 299,34 MMDH. Conséquence directe, le taux de couverture des importations par les exportations s’est détérioré, passant de 58,8% à 55% en un an.

Derrière cette facture commerciale alourdie, les flux de capitaux et de devises offrent toutefois des amortisseurs importants. Les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont atteint 74,78 MMDH, contre 69,17 MMDH un an auparavant, enregistrant une hausse de 8,1%. Ces remises constituent un soutien majeur aux entrées de devises et contribuent à réduire la pression exercée par le déficit des échanges de marchandises.

Le Maroc peut également compter sur la vigueur de ses exportations de services. La balance des échanges de services a dégagé un excédent de 95,47 MMDH, en progression de 13,2% sur un an.

Le tourisme reste l’un des principaux moteurs de cette dynamique. Les recettes voyages ont atteint 79,009 MMDH à fin juillet, contre 69,64 MMDH sur la même période de 2025, soit une hausse de 13,4%. Cette progression renforce la capacité du secteur touristique à compenser une partie du déficit généré par les échanges de biens.

L’amélioration des recettes en devises ne se limite toutefois pas au tourisme. Les investissements directs étrangers affichent également une nette accélération, signe d’un regain d’attractivité de l’économie marocaine auprès des investisseurs internationaux.

À fin juillet, le flux net des IDE s’est établi à 29,47 MMDH, en hausse spectaculaire de 58,5% par rapport à la même période de 2025.

Cette progression repose sur une combinaison favorable entre hausse des recettes et contraction des sorties. Les recettes générées par les investissements directs étrangers ont augmenté de 6,3%, à 39,109 MMDH, tandis que les dépenses liées aux IDE ont chuté de 47%, à 9,63 MMDH.

Cette évolution améliore mécaniquement le solde des investissements et apporte une source supplémentaire de financement externe à l’économie marocaine. Elle intervient néanmoins dans un contexte où la facture des importations progresse beaucoup plus rapidement que les exportations, maintenant le déficit commercial sous pression.