Gaz naturel : les prix américains reculent de 3 %
Les contrats à terme sur le gaz naturel américain ont reculé d’environ 3 % mardi, sous la pression d’une production record et de prévisions météorologiques moins chaudes pour les deux prochaines semaines. L’arrivée de la tempête tropicale Edouard sur les côtes du Texas et de la Louisiane a également accru les incertitudes sur la demande et les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL).
Le contrat pour livraison en octobre sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX) a perdu 7,4 cents, soit 2,5 %, à 2,861 dollars par million de BTU (mmBtu). Il avait pourtant terminé la séance précédente à son plus haut niveau depuis le 10 juillet.
La principale pression sur les cours vient de l’abondance de l’offre. Selon LSEG, la production moyenne de gaz dans les 48 États contigus a atteint un record de 111,5 milliards de pieds cubes par jour (bcf/j) en août, contre 110,7 bcf/j en juillet.
Cette hausse de la production, combinée à des températures printanières relativement modérées, a permis aux producteurs de reconstituer les stocks. Ceux-ci sont restés au-dessus de leur moyenne sur cinq ans depuis mars, malgré plusieurs épisodes de forte chaleur au cours de l’été.
Les estimations disponibles avant la publication jeudi des données officielles montrent toutefois un resserrement relatif. Les stocks devraient être supérieurs d’environ 4,8 % à la moyenne quinquennale pour la semaine achevée le 28 août, contre 5,5 % une semaine auparavant.
La météo constitue désormais un autre facteur de volatilité. Les prévisionnistes anticipent des températures généralement supérieures aux normales jusqu’au 16 septembre, ce qui devrait maintenir une consommation élevée des centrales électriques pour alimenter les climatiseurs.
Le gaz joue un rôle central dans le système électrique américain, puisqu’il représente environ 40 % de la production d’électricité du pays. Mais l’arrivée d’Edouard pourrait temporairement inverser cette dynamique dans certaines zones du Golfe. Les tempêtes tropicales provoquent souvent des coupures d’électricité et peuvent perturber les installations énergétiques et les terminaux d’exportation de GNL.
Les flux de gaz vers l’usine de Freeport LNG, au Texas, étaient ainsi estimés à environ 1,9 bcf/j mardi, contre une moyenne de 2,1 bcf/j sur les cinq jours précédents. Les opérateurs surveillent l’évolution de la tempête, susceptible de réduire davantage l’alimentation du terminal.
