Financement des PME en Guinée : La BCRG et la SFI attaquent la réforme du crédit-bail - FINECO Financement des PME en Guinée : La BCRG et la SFI attaquent la réforme du crédit-bail - FINECO

Financement des PME en Guinée : La BCRG et la SFI attaquent la réforme du crédit-bail

Financement des PME en Guinée : La BCRG et la SFI attaquent la réforme du crédit-bail

Quatorze ans après l’adoption de la loi L/2012/005/CNT encadrant le leasing, la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) s’attaque enfin aux verrous d’un marché au point mort. Le régulateur a annoncé ce lundi 28 septembre qu’il s’associait à la Société financière internationale (SFI) pour refondre un cadre juridique devenu obsolète, afin de faciliter l’accès des entreprises, notamment des PME, à cet instrument financier. Face aux mutations de l’environnement économique et juridique, et forts de plus d’une décennie d’expérience, les acteurs imposent une actualisation du dispositif qui fixait les règles du leasing, les conditions d’exercice, les droits des parties et la sécurisation des actifs financés.

L’urgence est comptable : malgré le texte de 2012 et l’instruction de la BCRG de décembre 2014 régissant sa comptabilisation par les établissements de crédit, l’offre demeure ultra-concentrée. L’évaluation menée par la SFI à la demande du régulateur et présentée en juillet 2024 ne recensait que trois acteurs sur ce segment — deux banques et une société spécialisée. Lancée en 2026 après cette phase d’observation, la réforme vise à corriger les insuffisances du cadre actuel, clarifier ses règles pour les investisseurs et mieux l’articuler avec les autres textes pour offrir une réelle lisibilité financière.

Pour faire du crédit-bail un véritable levier de financement de l’économie, la BCRG et la SFI entendent lever des contraintes majeures. La mission de 2024 avait notamment pointé la fiscalité comme un nœud stratégique, le régulateur exigeant un approfondissement des règles de la TVA appliquées au leasing. En renforçant la sécurité juridique des établissements et des entreprises, l’enjeu direct de cette révision est de déterminer les conditions financières permettant de booster l’offre, de diversifier le produit et de stimuler l’entrée de nouveaux intervenants sur ce marché.

Zambie-FMI : Un nouveau prêt en négociation après l’expiration de l’accord à 1,7 milliard de dollars

Le gouvernement zambien passe à l’offensive financière. Le ministère des Finances a déclaré ce mercredi qu’il avait entamé des discussions avec une mission en visite du Fonds monétaire international (FMI) en vue de conclure un nouveau programme de prêt.

Cette négociation intervient alors que le précédent accord de 1,7 milliard de dollars conclu par ce pays d’Afrique australe, majeur producteur de cuivre, a expiré en janvier dernier. Lusaka affiche une ambition claire : sceller ce nouveau plan de financement d’ici la fin de l’année. Selon le communiqué du ministère des Finances, la mission du FMI doit poursuivre ses travaux sur le terrain jusqu’au 10 octobre.

Ferroviaire en Afrique de l’Est : Ruto injecte 38,5 millions USD dans le SGR vers la Tanzanie

Un plan d’extension stratégique du réseau ferroviaire à écartement standard (SGR) kényan a été dévoilé ce dimanche 27 septembre par le président William Ruto. Ce projet, qui doit mobiliser environ 5 milliards de shillings (près de 38,5 millions USD), s’étendra de Voi, dans le comté de Taita Taveta, jusqu’à la frontière tanzanienne. Destinée au transport de personnes comme de marchandises, l’infrastructure vise à catalyser le développement économique de cette zone frontalière stratégique.

Cette annonce financière intervient au moment où Nairobi accélère la prolongation de sa ligne SGR vers l’ouest, de Naivasha jusqu’à Kisumu puis Malaba, à la frontière ougandaise, pour verrouiller sa connexion au corridor desservant les marchés régionaux. Ce tracé Voi-Taveta s’insère dans une offensive d’infrastructures transfrontalières à l’échelle de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE). La Tanzanie déploie également son propre SGR vers le Rwanda, le Burundi et la RDC, tandis que l’Ouganda bâtit son réseau pour se connecter au Kenya. L’enjeu économique central réside dans l’interconnexion ferroviaire directe entre les ports géants de Mombasa et Dar es Salaam et l’hinterland régional. En parallèle, la CAE appuie des corridors routiers majeurs, dont l’autoroute multinationale Kenya-Ouganda de 193 km (Kisumu-Busia-Kakira-Malaba) et la modernisation des postes-frontières pour fluidifier les flux marchands.

Zimbabwe : La BII injecte 50 millions $ dans l’agriculture via CABS et NMB Bank

L’institution britannique de financement du développement, British International Investment (BII), frappe un grand coup financier. Annoncée ce lundi 28 septembre, une enveloppe globale de 50 millions $ sera injectée au Zimbabwe pour booster le secteur agricole et les entreprises productives. Le déploiement s’effectuera par le canal de deux banques locales : la Central Africa Building Society (CABS) captera 30 millions $ (dont un prêt à terme de 20 millions surquatreanset10millions en facilité de financement du commerce), tandis que NMB Bank recevra 20 millions $ répartis à parts égales entre prêt direct (10 millions )etfinancementducommerce(10millions).

Cette artillerie financière combinée cible un verrou majeur : le manque d’accès aux financements à moyen et long terme pour les entreprises agricoles et les exportateurs. L’injection de capitaux couvrira l’acquisition d’équipements, de machines, d’intrants, de fertilisants et d’actifs de production. La mécanique financière s’articule sur deux fronts : le prêt à terme amortit les investissements lourds sur plusieurs années, alors que le financement du commerce garantit le fonds de roulement pour les importations d’intrants, le stockage et les opérations d’exportation.

Cette transaction renforce l’engagement de CABS, qui affichait déjà 100 millions $ d’encours de crédits agricoles à fin juin 2026 dans l’horticulture, le sucre et l’élevage, lui permettant d’élargir ses prêts aux PME et à l’agro-transformation. Ce retour en force du capital britannique s’appuie sur la stabilisation financière du pays, comme l’explique John Mushayavanhu, gouverneur de la Reserve Bank of Zimbabwe, qui souligne que l’inflation maîtrisée et les fonds propres solides des banques ont incité l’arrivée de la BII. Il s’agit d’une montée en puissance progressive : après une première dette de 10 millions $ accordée en juillet 2024 à NMB Bank pour l’agriculture climatique et l’irrigation, la BII porte désormais son soutien cumulé à 30 millions $ pour cet établissement dirigé par Gerald Gore.

Marché financier de l’UEMOA : La Guinée-Bissau lève 15 milliards FCFA pour ses besoins budgétaires

Pour couvrir ses besoins budgétaires, la Guinée-Bissau a sécurisé 15 milliards FCFA sur le marché financier de l’UEMOA ce lundi 28 septembre 2026. Cette opération, orchestrée en partenariat avec UMOA-Titres, a pris la forme d’une émission d’adjudication simultanée combinant des Bons assimilables du Trésor (BAT) à 344 jours et des Obligations assimilables du Trésor (OAT) à 3 ans.

Le Trésor public bissau-guinéen a enregistré un franc succès auprès des bailleurs : pour 15 milliards FCFA sollicités, les soumissions globales des investisseurs sont montées à 17,5 milliards FCFA, soit un taux de couverture solide de 116,67 %. L’émetteur a ajusté son arbitrage financier en retenant exactement les 15 milliards FCFA ciblés et en rejetant 2,5 milliards FCFA, affichant ainsi un taux d’absorption de 85,71 %.

Côté rendement, les investisseurs retenus obtiennent un rendement moyen pondéré de 5,67 % pour les bons et de 7,44 % pour les obligations. Le schéma de remboursement est déjà verrouillé : le capital des bons sera restitué le premier jour ouvré suivant l’échéance du 7 septembre 2027, leurs intérêts étant payés d’avance par précompte sur la valeur nominale. Concernant les obligations, le remboursement du capital interviendra dès le premier jour ouvré suivant le 29 septembre 2029, assorti d’un coupon annuel de 6,25 % versé dès la fin de la première année.