Égypte : le PMI replonge à 47,2 en septembre
L’activité du secteur privé non pétrolier en Égypte s’est davantage contractée en septembre, avec un indice des directeurs d’achat (PMI) tombé à 47,2, contre 49,6 en août, selon S&P Global. Après avoir atteint en août son plus haut niveau en sept mois, l’indicateur est repassé sous sa moyenne historique de 48,2, traduisant une détérioration plus marquée des conditions générales d’activité.
Le PMI (Purchasing Managers’ Index, ou indice des directeurs d’achat) est un indicateur économique publié chaque mois. Il mesure l’évolution de l’activité des entreprises du secteur privé à partir d’enquêtes menées auprès des responsables des achats. Établi sur une échelle de 0 à 100, il utilise le seuil de 50 comme principal repère : un niveau supérieur à 50 indique une amélioration de l’activité par rapport au mois précédent, tandis qu’un niveau inférieur à 50 traduit une détérioration. Un PMI de 47,2 ne signifie toutefois pas que l’activité a reculé de 2,8 % : l’indice n’est pas un taux de croissance.
En Égypte, le PMI couvre le secteur privé non pétrolier. Selon Andrew Harker, directeur économique, ce choix s’explique par le fait que, dans les pays de la région, le secteur pétrolier est généralement dominé par un nombre limité d’entreprises publiques, ce qui rend plus difficile la réalisation d’enquêtes fiables selon la méthodologie utilisée pour mesurer le PMI auprès des entreprises privées. Le périmètre du PMI varie par ailleurs selon les pays et peut couvrir différents secteurs de l’économie privée, sans nécessairement se limiter au secteur non pétrolier.
Après son pic de 49,6 en août, le PMI égyptien est donc retombé à 47,2 en septembre, sous sa moyenne historique de 48,2, souligne S&P Global. Ce recul signale une dégradation nette et plus rapide des conditions générales d’activité.
Historiquement, un PMI de 33,4 correspond à une absence de croissance annuelle du PIB réel en Égypte. Le niveau enregistré en septembre reste ainsi compatible avec une croissance annuelle du PIB d’environ 4,3 %, selon S&P Global.
« La production et les nouvelles commandes ont diminué à un rythme plus marqué en septembre. Plusieurs entreprises interrogées ont expliqué cette baisse par l’insuffisance de la demande des clients. Le recul de la demande a notamment été attribué à l’affaiblissement des conditions de marché, aux perturbations géopolitiques persistantes et aux fortes pressions inflationnistes », selon le communiqué de S&P Global.
Face à cette faiblesse de la demande, les entreprises ont poursuivi la réduction de leurs achats de matières premières et de composants pour le sixième mois consécutif. Le recul a toutefois été moins marqué que lors des mois précédents. Cette contraction des achats s’est accompagnée d’une diminution des stocks pour le troisième mois consécutif.
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