Afrique de l’Ouest : la BAD injecte 5,5 millions USD dans les recettes fiscales - FINECO Afrique de l’Ouest : la BAD injecte 5,5 millions USD dans les recettes fiscales - FINECO

Afrique de l’Ouest : la BAD injecte 5,5 millions USD dans les recettes fiscales

Afrique de l’Ouest : la BAD injecte 5,5 millions USD dans les recettes fiscales

Le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé une subvention de 5,52 millions de dollars destinée à renforcer l’administration fiscale et à améliorer la mobilisation des recettes intérieures dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

Ce programme concerne notamment le Burkina Faso, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Libéria, le Nigeria et la Sierra Leone. Il est mis en œuvre en partenariat avec le West African Tax Administration Forum (WATAF), avec pour objectif de moderniser les systèmes fiscaux et douaniers, de réduire les pertes de recettes et de renforcer la gouvernance à l’échelle régionale.

L’initiative prévoit également d’appuyer l’adoption de meilleures pratiques dans des domaines clés comme la fiscalité du secteur extractif et l’administration de la TVA. Elle vise en outre à renforcer la coopération entre les administrations fiscales, notamment dans le cadre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le projet, dont l’échéance est fixée au 30 juillet 2030, sera supervisé par un comité directeur régional ainsi qu’une unité dédiée au sein du WATAF.

Pour Abdul B. Kamara, directeur général de la BAD pour le Nigeria, le renforcement des capacités fiscales est un levier essentiel pour élargir les marges budgétaires des États de la région et réduire leur dépendance à l’endettement extérieur. Il souligne que cette initiative permettra d’améliorer l’efficacité de la collecte des recettes, de limiter les fuites et de renforcer la gouvernance, aussi bien dans la fiscalité intérieure que dans la gestion des ressources issues du secteur extractif.

Avec ce financement, la BAD entend ainsi soutenir durablement les pays ouest-africains dans leurs efforts pour accroître leurs ressources internes et financer leurs priorités de développement.