Assurance africaine : l’Égypte prend les commandes de l’OAA - FINECO Assurance africaine : l’Égypte prend les commandes de l’OAA - FINECO

Assurance africaine : l’Égypte prend les commandes de l’OAA

Assurance africaine : l’Égypte prend les commandes de l’OAA

L’élection de Alaa El-Zoheiry à la tête de l’Organisation africaine des assurances marque une nouvelle avancée de l’influence égyptienne dans les secteurs financiers du continent. Désigné lors de l’assemblée générale de l’organisation tenue en juin, le dirigeant succède à la précédente présidence à un moment où l’industrie africaine de l’assurance est appelée à relever d’importants défis structurels.

Président de la Fédération égyptienne de l’assurance et figure reconnue du marché au Caire, Alaa El-Zoheiry bénéficie d’une solide expérience dans le secteur. Son accession à la présidence de l’OAA traduit à la fois la reconnaissance de son parcours et la volonté de l’Égypte de renforcer son rôle dans les instances financières africaines. Pour Le Caire, cette responsabilité s’inscrit dans une stratégie plus large visant à accroître son rayonnement économique sur le continent.

Créée en 1972, l’OAA rassemble les compagnies d’assurance et de réassurance africaines. L’organisation joue un rôle central dans la définition des priorités du secteur et dans la coordination des marchés régionaux. Cette nouvelle présidence intervient alors que le taux de pénétration de l’assurance en Afrique demeure faible, autour de 3 % en moyenne, avec une forte concentration en Afrique du Sud.

Le marché africain de l’assurance continue en effet de faire face à plusieurs obstacles, notamment la fragmentation réglementaire, la faible diffusion des produits d’assurance-vie et les difficultés d’accès aux populations non bancarisées. Malgré de nombreuses initiatives, la microassurance et l’assurance agricole indicielle peinent encore à atteindre une échelle suffisante.

Parmi les principaux dossiers qui attendent le nouveau président figurent l’harmonisation progressive des réglementations prudentielles, l’accélération de la transformation numérique des compagnies et le renforcement des capacités de réassurance sur le continent. Une part importante des primes collectées en Afrique continue d’être transférée vers des marchés étrangers, limitant la rétention locale des ressources financières.