Bons du Trésor : la CBN baisse les taux malgré une demande record - FINECO Bons du Trésor : la CBN baisse les taux malgré une demande record - FINECO

Bons du Trésor : la CBN baisse les taux malgré une demande record

Bons du Trésor : la CBN baisse les taux malgré une demande record

La Banque centrale du Nigeria (CBN) a surpris les marchés en abaissant les taux directeurs sur les bons du Trésor à long terme lors de son adjudication du 25 mars, alors même que les investisseurs ont massivement afflué vers les titres à un an. Au total, 2,7 billions de nairas ont été injectés sur ce segment, profitant de rendements jugés attractifs dans un contexte de liquidité excédentaire estimée à plus de 8 billions de nairas dans le système financier.

Dans le détail, les taux stop sur les maturités de 182 et 364 jours ont reculé de 20 points de base, pour s’établir respectivement à 16,42 % et 16,43 %. Le taux à 91 jours est resté inchangé à 15,95 %, traduisant un apaisement des tensions sur les rendements, malgré une forte pression de la demande sur les échéances longues.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie des autorités visant à tirer parti de l’abondance de liquidités pour réduire le coût de l’endettement public, sans céder à des offres de rendement plus élevées. Lors de cette opération, la CBN proposait 400 milliards de nairas répartis sur trois maturités (91, 182 et 364 jours), mais la demande s’est révélée très déséquilibrée.

Les titres de court terme ont en effet suscité un intérêt limité, tandis que le bon à 364 jours a concentré l’essentiel des souscriptions. « La demande des investisseurs est restée fortement concentrée sur le bon du Trésor à 364 jours, les acteurs du marché continuant de se positionner sur des titres d’État à plus long terme afin de bénéficier de rendements attractifs sans risque », a expliqué Ayodeji Ebo, directeur général d’Optimus by Afrinvest.

Les chiffres confirment cette tendance, les bons à 91 jours et 182 jours ont respectivement attiré 98,71 milliards et 66,58 milliards de nairas, en deçà des 100 milliards proposés pour chaque échéance. À l’inverse, le titre à 364 jours a enregistré une demande spectaculaire de 2,73 billions de nairas pour une offre initiale de 200 milliards, dont 394,88 milliards ont finalement été alloués.

Ce déséquilibre illustre un changement marqué dans le comportement des investisseurs, désormais davantage attirés par les rendements élevés du long terme. Avec un taux avoisinant 19,66 %, le bon à un an continue de séduire particulièrement les investisseurs institutionnels, en quête de placements sûrs et rémunérateurs.