Burkina Faso : S&P maintient la note « CCC+ »
L’agence de notation S&P Global Ratings a confirmé, le 8 mai 2026, les notes souveraines du Burkina Faso à « CCC+/C » avec une perspective stable, estimant que l’économie burkinabè continue de faire preuve de résilience malgré un contexte sécuritaire et géopolitique encore fragile dans la région sahélienne.
Selon l’agence, le Burkina Faso devrait enregistrer une croissance économique moyenne de 4,4 % entre 2026 et 2029. Cette dynamique serait principalement portée par la reprise progressive des activités minières et agricoles, notamment dans les filières stratégiques de l’or et du coton.
S&P met également en avant le rôle de soutien joué par les partenaires internationaux, en particulier le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, dans la stabilisation de l’économie. L’envolée des prix de l’or sur les marchés internationaux contribue aussi à améliorer les finances publiques ainsi que la balance extérieure du pays.
Malgré ces perspectives favorables, l’agence de notation souligne que le Burkina Faso demeure exposé à d’importants risques sécuritaires. Elle évoque notamment la tentative de coup d’État de janvier 2026 ainsi que la persistance des attaques terroristes dans plusieurs zones du Sahel.
Sur le plan des finances publiques, S&P prévoit un déficit budgétaire moyen de 3,6 % du PIB d’ici 2029, dans un contexte marqué par les efforts de consolidation fiscale engagés par les autorités burkinabè.
L’agence insiste aussi sur l’importance de l’appartenance du Burkina Faso à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette intégration régionale permet au pays de bénéficier de la stabilité du franc CFA, de l’accès au marché régional de la dette et du mécanisme de mutualisation des réserves de change autour de la BCEAO.
Autre indicateur jugé encourageant par S&P : la production d’or du Burkina Faso est passée de 58,2 tonnes en 2022 à 90,8 tonnes en 2025, grâce à la relance progressive des exploitations minières et à la montée de l’orpaillage artisanal.
Enfin, l’agence estime que le retrait du Burkina Faso de la CEDEAO devrait avoir un impact économique limité, le pays restant fortement intégré à l’espace UEMOA et engagé au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Les plus lus - Economie
-
Le Liberia bénéficiera d’une aide du FMI pour réduire son déficit budgétaire
-
Forum d’investissement de la CEDEAO: La 1ère édition lancé à Lomé
-
Le Sénégal devient membre observateur du Forum des pays exportateurs de gaz
-
Echanges commerciaux : Le 2e forum de la ZLECAF lancé
-
Commerce : Attijariwafa bank et le Secrétariat de la ZLECAf signent un accord
