Cajou : le Burkina maintient le prix à 385 FCFA - FINECO Cajou : le Burkina maintient le prix à 385 FCFA - FINECO

Cajou : le Burkina maintient le prix à 385 FCFA

Cajou : le Burkina maintient le prix à 385 FCFA

Le gouvernement burkinabè a décidé de reconduire, pour la campagne 2026, le prix minimum bord champ du kilogramme de noix de cajou à 385 francs CFA (0,69 dollar), identique à celui appliqué en 2025. L’annonce a été faite à Ouagadougou par le ministre de l’Agriculture, Ismaël Sombié, lors du lancement officiel des campagnes fruitières.

Ce tarif demeure inférieur à ceux pratiqués en Côte d’Ivoire (0,79 $/kg) et au Ghana (1,09 $/kg). Il tranche toutefois avec la décision de ces deux voisins d’abaisser leurs prix bord champ respectivement de 6 % et 20 %, dans un contexte d’incertitudes sur la demande internationale en 2026.

Selon le ministre, le maintien du prix vise à garantir l’accès à la matière première pour les unités locales de transformation, dans la continuité des mesures engagées depuis 2025 pour relancer ce segment stratégique.

Parmi les dispositions phares de la nouvelle campagne figure l’instauration d’une période d’achat exclusive, du 21 février au 1er avril, réservée aux transformateurs nationaux et à la Société Nationale de Gestion du Stock de Sécurité Alimentaire (SONAGESS). Durant cette phase, les exportations seront suspendues afin d’assurer un approvisionnement prioritaire du marché local, selon le Conseil Burkinabè des Filières Agropastorales et Halieutiques.

Une mesure similaire est également appliquée en Côte d’Ivoire, premier producteur et transformateur africain de cajou, pour favoriser l’approvisionnement des industriels locaux avant l’ouverture aux exportateurs.

En 2025, Ouagadougou avait déjà suspendu temporairement les exportations de noix brutes afin de sécuriser l’alimentation des usines. Toutefois, selon des estimations du cabinet N’kalô publiées début février, la transformation des anacardes au Burkina Faso aurait reculé de 33 %, à 10 000 tonnes en 2025.

Reste désormais à déterminer si cette période d’achat exclusive permettra de redynamiser la filière, alors que les objectifs de production et de transformation pour 2026 n’ont pas encore été précisés.