Cameroun : la commercialisation du cacao chute de 20 %
La filière camerounaise du cacao a subi un net coup de frein lors de la campagne 2025-2026. La production nationale commercialisée a reculé de 19,9 %, à 247 914 tonnes, contre 309 518 tonnes un an plus tôt, selon les données de l’Office national du cacao et du café (ONCC).
Il s’agit du niveau le plus faible enregistré au cours des cinq dernières campagnes. La filière accuse ainsi une baisse de 61 604 tonnes après avoir atteint un record historique en 2024-2025, avec 309 518 tonnes commercialisées.
Ce retournement intervient alors que le cacao constitue une source importante de revenus pour les producteurs camerounais et de recettes d’exportation pour le pays. La contraction des volumes pourrait donc peser sur les revenus de la filière et sur les recettes générées par les exportations, dans un contexte de forte volatilité du marché mondial du cacao.
L’ONCC précise que les chiffres comptabilisent uniquement les fèves ayant transité par les circuits officiels de commercialisation. Ils excluent les stocks reportés, les ventes différées ainsi que les éventuels volumes écoulés en dehors des circuits réglementés. La baisse réelle de la production disponible pourrait donc différer de celle mesurée par les statistiques officielles.
Les autorités camerounaises n’ont pour l’heure fourni aucune explication détaillée à cette forte contraction. Des observateurs cités par la presse locale évoquent toutefois plusieurs facteurs susceptibles d’avoir pesé sur la campagne, notamment les perturbations climatiques affectant la floraison des cacaoyers, les conditions de production, l’évolution des cours internationaux et les décisions des producteurs.
Le recul intervient après une campagne exceptionnelle qui avait propulsé la filière à un sommet historique. Cette comparaison accentue mécaniquement l’ampleur de la correction enregistrée en 2025-2026.
Ouverte le 1er août 2025, la campagne cacaoyère s’est achevée le 15 juillet 2026. Pour le Cameroun, l’enjeu est désormais de déterminer si cette chute constitue un accident conjoncturel après une récolte record ou le signe de contraintes plus durables pesant sur la capacité productive de la filière.
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