Égypte-Émirats : un accord de swap de 5 milliards de dirhams reconduit - FINECO Égypte-Émirats : un accord de swap de 5 milliards de dirhams reconduit - FINECO

Égypte-Émirats : un accord de swap de 5 milliards de dirhams reconduit

Nigeria : la NNPC porte son bénéfice à 7,2 billions de nairas La compagnie pétrolière publique nigériane Nigerian National Petroleum Company (NNPC) a dégagé en 2025 un bénéfice net de 7,2 billions de nairas (5,43 milliards de dollars), en hausse de 33 % sur un an, malgré le recul de son chiffre d’affaires, a déclaré mardi son directeur général, Bayo Ojulari. Longtemps considérée comme la vache à lait du Nigeria, la NNPC a été affaiblie par les ingérences politiques, les accusations de corruption et le manque de transparence de ses activités. Sa nouvelle direction doit désormais reconstruire l’entreprise et contribuer à relancer l’économie dans son ensemble. Le chiffre d’affaires a reculé à 34,5 billions de nairas, principalement sous l’effet de la baisse des cours du pétrole brut et du repli des ventes de produits après la déréglementation du marché, a indiqué Ojulari à des journalistes. Malgré cette contraction des revenus, la production de pétrole brut et de condensats a atteint un plus haut sur cinq ans, à 1,77 million de barils par jour au pic de production. L’approvisionnement en gaz a également atteint un sommet sur trois ans, à 7,2 milliards de pieds cubes standard par jour, selon l’entreprise. Ojulari a attribué cette performance au renforcement de la discipline opérationnelle, aux gains d’efficacité et à la poursuite des investissements dans les actifs et les infrastructures. La NNPC a par ailleurs indiqué que ses partenaires chinois avaient achevé les études consacrées aux raffineries de Port Harcourt et de Warri, dans le cadre d’un protocole d’accord existant. Aucun accord définitif n’a toutefois été signé. Sur le front de la sécurité, la situation des principaux oléoducs s’est nettement améliorée grâce au soutien de groupes de surveillance communautaires et de l’armée. Plusieurs oléoducs stratégiques fonctionnent désormais à pleine capacité ou presque. Le vol de pétrole et les actes de vandalisme demeurent néanmoins des problèmes sur les oléoducs de moindre importance ainsi qu’au niveau des têtes de puits.

L’Égypte et les Émirats arabes unis ont renouvelé mardi 29 septembre un accord d’échange de devises d’une valeur de 5 milliards de dirhams (1,36 milliard de dollars), soit l’équivalent de 69 milliards de livres égyptiennes, pour une durée de cinq ans, selon la Banque centrale d’Égypte (BCE).

« Cette reconduction témoigne de l’engagement continu des deux parties à stimuler le commerce bilatéral, à consolider la coopération financière et à soutenir le développement économique dans les deux pays », a indiqué la BCE dans un communiqué.

L’accord a été signé par Khaled Mohamed Balama, gouverneur de la Banque centrale des Émirats arabes unis, et Hassan Abdalla, gouverneur de la BCE.

Les deux pays avaient conclu pour la première fois cet accord d’échange en 2023, pour une valeur nominale de 5 milliards de dirhams émiratis, qui équivalait alors à 42 milliards de livres égyptiennes.

Cette première opération était intervenue alors que l’Égypte faisait face à d’importantes difficultés liées à une forte pénurie de devises. La livre égyptienne avait alors connu une dépréciation significative, chutant de moitié face au dollar américain depuis mars 2022.

Le renouvellement de l’accord doit contribuer à renforcer les flux commerciaux et financiers entre les deux économies. Le gouverneur de la Banque centrale des Émirats arabes unis a souligné mardi que l’opération « contribuera à soutenir la stabilité financière et à faciliter les opérations commerciales et d’investissement entre les deux pays ».

De son côté, Hassan Abdalla a présenté le swap comme « une extension de la coopération étroite entre les deux pays et un outil destiné à renforcer l’utilisation des monnaies locales dans les règlements commerciaux et financiers ».