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Égypte : les transferts à l’étranger deviennent la première source de devises

Les transferts d’argent envoyés par les Égyptiens de l’étranger connaissent une progression spectaculaire, au point de devenir aujourd’hui la principale source de devises du pays, devant des piliers traditionnels comme le tourisme et le canal de Suez.

Selon un communiqué publié le 24 mars par la Banque centrale d’Égypte, ces flux financiers ont atteint environ 25,6 milliards de dollars entre juillet 2025 et janvier 2026, contre près de 20 milliards sur la même période un an plus tôt. Une hausse significative de 28,4 %, saluée par l’institution comme une performance « remarquable ».

La dynamique reste soutenue sur une base mensuelle. Entre janvier 2025 et janvier 2026, les transferts ont progressé de 21 %, atteignant 3,5 milliards de dollars, contre 2,9 milliards un an auparavant. Cette évolution intervient dans un contexte de pressions économiques et monétaires, marqué notamment par une dépréciation continue de la livre égyptienne, le dollar s’échangeant désormais à 52,73 livres, un niveau historique.

Ces envois de fonds, réalisés par une diaspora estimée à environ 14 millions de personnes selon le ministère de l’Émigration, jouent désormais un rôle crucial dans l’équilibre financier du pays. Ils surpassent les revenus générés par le tourisme et ceux du canal de Suez, longtemps considérés comme les principales sources de devises.

Parallèlement, la Banque centrale a indiqué que les réserves nettes de change poursuivent leur légère progression. Elles ont atteint 52,745 milliards de dollars à la fin février 2026, contre 52,594 milliards le mois précédent, traduisant une relative stabilité malgré les tensions économiques régionales.

Dans un contexte de défis économiques persistants, la contribution de la diaspora apparaît plus que jamais comme un levier essentiel pour soutenir l’économie égyptienne et renforcer ses réserves en devises.