Énergie : Le pétrole finit la semaine en hausse
Les prix du brut ont clôturé dans le vert ce vendredi. Entre les préparatifs d’un week-end prolongé aux États-Unis et la menace persistante d’une escalade militaire avec l’Iran, les investisseurs ont choisi la prudence en couvrant leurs positions.
Le marché pétrolier reste sur le qui-vive. À la clôture, le Brent a progressé de 0,58 % pour s’établir à 64,13 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain a gagné 0,42 %, terminant à 59,44 dollars. Selon les experts d’Again Capital LLC, cette hausse s’explique principalement par une volonté de sécuriser les stocks avant le pont de Martin Luther King aux États-Unis.
L’attention des marchés reste focalisée sur le Golfe Persique. Malgré l’arrivée prochaine du porte-avions USS Abraham Lincoln dans la région, certains analystes, comme Phil Flynn de Price Futures Group, estiment qu’une intervention immédiate est peu probable. Néanmoins, la crainte d’un blocus du détroit d’Ormuz — par lequel transite un quart du pétrole maritime mondial — maintient une prime de risque élevée.
Les cours ont connu une semaine en dents de scie, portés par les déclarations du président Donald Trump sur d’éventuelles frappes militaires, avant de refluer de 4 % jeudi suite à des signes d’apaisement dans la répression des manifestations à Téhéran.
Si la situation géopolitique venait à se stabiliser durablement, l’attention des traders se porterait de nouveau sur l’offre physique. « L’offre en provenance du Venezuela n’a pas connu l’essor fulgurant escompté », tempère Phil Flynn, suggérant que le retour progressif des barils sous sanction pourrait plafonner les prix à l’avenir.
Pour les analystes de Phillip Nova, l’équilibre sous-jacent du marché indique une offre abondante pour l’année 2026. À moins d’un redémarrage spectaculaire de la demande chinoise ou d’une rupture majeure des flux physiques, le Brent devrait continuer d’évoluer dans une fourchette étroite, oscillant globalement entre 57 et 67 dollars.
