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Gaz naturel américain : les cours reculent

Les contrats à terme sur le gaz naturel américain ont reculé jeudi, les investisseurs sécurisant leurs gains après le bond de la veille à un plus haut de près de quatre semaines. Le marché reste suspendu à la publication des données hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), qui doivent préciser l’ampleur des réserves disponibles avant la fin de l’été.

Le contrat pour livraison en septembre au New York Mercantile Exchange cédait 5,4 cents, soit 1,9 %, à 2,76 dollars par million de BTU, après avoir atteint mercredi son niveau le plus élevé depuis le 24 juillet.

La correction intervient après le test d’une résistance autour de 2,87 dollars, selon Ritterbusch & Associates, qui estime que le marché amorce une rotation baissière.

Les opérateurs attendent surtout le rapport de l’EIA sur les stocks. Selon le consensus issu d’un sondage Reuters, les entreprises énergétiques américaines auraient ajouté 19 milliards de pieds cubes (Gpi3) de gaz à leurs réserves la semaine dernière.

Ce volume serait inférieur à la moyenne des cinq dernières années, établie à 29 Gpi3 pour cette période, mais identique à l’injection enregistrée un an plus tôt. La semaine précédente, les stocks avaient augmenté de 36 Gpi3.

Malgré cette injection modérée, les réserves restent supérieures à leur moyenne quinquennale depuis mars. Une production record, combinée à un printemps particulièrement doux, a permis aux opérateurs de reconstituer leurs stocks à un rythme soutenu.

Le principal frein à une remontée durable des prix reste donc l’abondance de l’offre. Les stocks demeurent excédentaires malgré plusieurs épisodes de fortes chaleurs cet été, qui ont accru les besoins de climatisation.

Les prévisions météorologiques tablent encore sur des températures supérieures aux normales jusqu’au 3 septembre. Les degrés-jours de refroidissement, indicateur de la demande énergétique liée à la climatisation, sont passés de 217 mercredi à 220 jeudi.

Or, le gaz reste au cœur du système électrique américain : les centrales au gaz fournissent environ 40 % de la production d’électricité du pays.