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Ghana : Accra installe son Conseil national des semences

Le Ghana a officiellement franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son agriculture avec l’installation, le 25 juin à Accra, du Conseil national des semences (NSC). Placé sous la tutelle du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture (MoFA), cet organe a pour mission de renforcer la régulation du secteur semencier et d’accompagner les ambitions du pays en matière de sécurité alimentaire.

Créé en vertu de la loi sur les plantes et les engrais de 2010, le Conseil est chargé de conseiller les autorités sur les politiques semencières, de superviser les normes de production, de certification et de distribution des semences, tout en veillant à leur application. Selon le ministère de l’Agriculture, cette instance contribuera à améliorer l’accès des agriculteurs à des semences de qualité et à renforcer durablement la productivité agricole.

Pour le vice-ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, John Dumelo, cette initiative doit également accélérer les procédures de traitement et de certification des variétés développées localement.

L’installation du Conseil s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire la dépendance du Ghana aux importations de semences. Depuis plusieurs mois, les autorités misent sur le développement des capacités nationales de sélection et de production semencière, avec l’appui de partenaires internationaux tels que Japan International Cooperation Agency et Korea Program on International Agriculture.

Dans ce cadre, la JICA a récemment mobilisé 3 millions de dollars pour soutenir la construction d’une unité moderne de production de semences de riz dans le nord du pays. De son côté, le programme KOPIA déploie depuis 2023 un projet de 27 millions de dollars destiné à aménager 100 hectares de terres agricoles mécanisées et irriguées afin de produire plus de 1 200 tonnes de semences de riz certifiées chaque année.

Malgré ces investissements, les défis restent importants. Le marché semencier ghanéen demeure largement dominé par les circuits informels, qui fourniraient encore près de 80 % des semences utilisées dans le pays. Une situation qui freine la diffusion des semences certifiées et complique les efforts engagés par Accra pour bâtir une véritable souveraineté semencière et améliorer durablement la qualité du matériel végétal mis à la disposition des producteurs.