Maroc : le crédit bancaire accélère, porté par un bond des financements au secteur public - FINECO Maroc : le crédit bancaire accélère, porté par un bond des financements au secteur public - FINECO

Maroc : le crédit bancaire accélère, porté par un bond des financements au secteur public

Maroc : le crédit bancaire accélère, porté par un bond des financements au secteur public

La dynamique du crédit bancaire s’est renforcée au Maroc au cours du mois d’avril 2026. Selon le dernier bulletin des statistiques monétaires publié par Bank Al-Maghrib (BAM), les crédits accordés au secteur non financier ont progressé de 8,1 % en glissement annuel, contre 6,3 % un mois plus tôt, traduisant une accélération du financement de l’économie.

Cette évolution est principalement soutenue par la forte hausse des concours destinés au secteur public. Ceux-ci ont enregistré une croissance de 28,9 % en avril, après 18,2 % en mars. La banque centrale explique cette progression par l’augmentation des prêts accordés aux administrations locales, même si le rythme de croissance des financements aux sociétés non financières publiques a montré des signes de ralentissement.

Le secteur privé a également contribué à cette amélioration. Les crédits qui lui sont destinés ont augmenté de 5,3 % sur un an, contre 4,7 % le mois précédent. Cette progression reflète à la fois le renforcement des financements accordés aux entreprises privées, dont la croissance est passée de 5 % à 6,4 %, et la légère accélération des prêts aux ménages, qui ont progressé de 3,6 % après 3,4 % en mars.

L’analyse par objet économique met en évidence une nette reprise de l’investissement. Les crédits à l’équipement ont enregistré une croissance de 26,1 %, contre 20,6 % un mois auparavant. Les prêts immobiliers ont poursuivi leur progression à un rythme modéré de 3,6 %, tandis que les crédits à la consommation ont accéléré à 4,7 % après 3,9 %.

Les facilités de trésorerie ont également retrouvé une trajectoire positive. Après une contraction de 0,3 % en mars, elles ont progressé de 1,6 % en avril, signe d’une amélioration des besoins de financement à court terme des acteurs économiques.

Sur le front de la qualité des actifs, les créances en souffrance demeurent sous surveillance. Leur progression annuelle est restée stable à 2,6 %, tandis que leur ratio par rapport au crédit bancaire s’est légèrement accru, passant de 8,2 % à 8,3 % en un mois.

Ces chiffres témoignent d’un renforcement de l’activité de crédit dans le royaume, soutenu à la fois par la demande du secteur public et par une reprise graduelle des financements destinés aux entreprises et aux ménages.