Maroc : Royal Air coupe plusieurs lignes - FINECO Maroc : Royal Air coupe plusieurs lignes - FINECO

Maroc : Royal Air coupe plusieurs lignes

Maroc : Royal Air coupe plusieurs lignes

La compagnie aérienne Royal Air Maroc a annoncé la suspension provisoire de plusieurs vols vers des destinations européennes et africaines, conséquence directe de la flambée des prix du carburant provoquée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Dans un communiqué relayé par Maghreb Arabe Presse, la compagnie nationale marocaine explique être contrainte d’adapter temporairement son réseau international en raison de « la forte hausse des prix du kérosène » et du ralentissement de la demande sur certaines lignes.

Plusieurs dessertes au départ de Marrakech sont concernées, notamment vers Bruxelles, Marseille, Lyon et Bordeaux. Les liaisons reliant Tanger aux villes espagnoles de Barcelone et Malaga sont également suspendues.

Au départ de Casablanca, plusieurs lignes africaines sont touchées. Il ne sera temporairement plus possible de rejoindre Bangui, Brazzaville, Kinshasa, Douala, Yaoundé ainsi que Libreville.

Royal Air Maroc affirme suivre avec attention l’évolution de la situation internationale et assure qu’un rétablissement progressif des lignes suspendues sera envisagé dès que les conditions économiques et opérationnelles le permettront.

Détenue à plus de 98 % par l’État marocain, la compagnie avait lancé en 2023 un vaste programme de développement visant à porter sa flotte de 50 à 200 appareils d’ici 2037 afin de renforcer sa présence internationale et accompagner la croissance du transport aérien marocain.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transitait environ 20 % du kérosène consommé en Europe avant le conflit, le secteur aérien fait face à une forte hausse des coûts du carburant et à des risques de pénuries pour la saison estivale.

Plusieurs compagnies aériennes, notamment dans le segment low-cost, ont déjà annoncé des réductions de fréquences ou des suppressions de vols afin de limiter l’impact financier de cette crise énergétique sur leurs activités.