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Maroc : une croissance solide en vue

Maroc : une croissance solide en vue

L’économie du Maroc devrait confirmer sa trajectoire de reprise au cours des prochaines années. Selon les dernières projections de la Banque africaine de développement (BAD), publiées le 30 mars 2026 dans son rapport Performance et perspectives macroéconomiques de l’Afrique, la croissance du royaume atteindrait 4 % en 2026 puis 4,3 % en 2027, après un niveau estimé à 4,4 % en 2025.

Ces perspectives s’inscrivent dans une dynamique de redressement progressif, après une année 2024 marquée par un ralentissement à 3,8 %. Une reprise qui repose sur plusieurs moteurs structurels, mais qui reste exposée à des incertitudes extérieures.

L’amélioration attendue de la croissance marocaine est d’abord liée au redressement du secteur agricole. Après plusieurs années affectées par la sécheresse, le retour de précipitations plus abondantes devrait favoriser une meilleure production. À cela s’ajoute le programme gouvernemental de reconstitution du cheptel, mis à mal par les aléas climatiques récents.

Mais l’agriculture n’est pas le seul levier. Le rapport de la BAD met en avant le rôle croissant du tourisme, dont les recettes continuent de progresser, contribuant significativement à l’activité économique.

En parallèle, les investissements publics soutenus dans les infrastructures de transport participent à moderniser l’économie et à renforcer son attractivité. Cette dynamique est complétée par une amélioration de la productivité industrielle, portée notamment par la hausse de la production de phosphate et la montée en gamme des exportations dans des secteurs stratégiques comme l’automobile et l’aéronautique.

Malgré ces perspectives encourageantes, le rapport souligne plusieurs facteurs de vulnérabilité. Le principal risque provient du contexte géopolitique international, marqué par des tensions persistantes au Moyen-Orient.

Les perturbations dans le détroit d’Ormuz, principal point de transit du pétrole mondial, exercent une pression à la hausse sur les prix de l’énergie. Une situation particulièrement sensible pour un pays importateur comme le Maroc.

Une augmentation durable des coûts énergétiques pourrait raviver les tensions inflationnistes et accentuer les déséquilibres budgétaires et extérieurs, mettant à l’épreuve les équilibres macroéconomiques actuels.