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Nigeria : la banque centrale table sur un rebond de la croissance

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La banque centrale du Nigeria anticipe une croissance économique de 4,49% et une inflation moyenne ramenée à 12,94% en 2026, portée par la stabilisation du marché des changes et la hausse attendue de la production pétrolière, selon ses dernières perspectives publiées mardi. Ces projections traduisent un regain d’optimisme prudent alors que les réformes engagées par les autorités commencent à produire leurs effets.

Après deux années de réformes profondes menées sous la présidence de Bola Tinubu, l’institution monétaire mise sur des transformations structurelles dans les secteurs du pétrole, de la fiscalité et du régime de change pour soutenir la croissance et favoriser la désinflation. Dans ses prévisions pour 2026, la banque centrale table également sur une expansion plus robuste de l’économie hors pétrole et sur un renforcement des réserves extérieures, malgré la persistance de déficits budgétaires et de vulnérabilités externes.

« Les perspectives de croissance pour 2026 sont positives grâce à la poursuite des gains issus de réformes structurelles généralisées et à une stabilité accrue du taux de change », souligne le rapport. L’institution estime en outre que l’assouplissement progressif de la politique monétaire devrait donner « une impulsion supplémentaire à la croissance » à travers la baisse attendue du coût du crédit.

Lors de sa réunion de novembre, la dernière de l’année, la banque centrale a maintenu son taux directeur à 27%, préférant laisser l’inflation poursuivre sa décélération. Elle a toutefois abaissé le taux de dépôt, un signal interprété comme un signe de confiance dans les perspectives économiques, au grand étonnement de nombreux économistes qui anticipaient une baisse de 100 points de base après la première réduction de taux depuis 2020 intervenue en septembre.

L’institution s’attend à une nette décrue de l’inflation globale, qui avait atteint une moyenne de 21,26% en 2025. La baisse des prix des denrées alimentaires et du carburant, combinée à la stabilité du marché des changes, devrait contribuer à contenir les pressions sur les coûts. En novembre, l’inflation a d’ailleurs ralenti pour le huitième mois consécutif, à 14,45%.

Les perspectives macroéconomiques reposent sur un prix du pétrole, principale exportation du pays, de 55 dollars le baril, un taux de change officiel proche de 1 400 nairas pour un dollar, et une production pétrolière estimée à environ 1,50 million de barils par jour. Les dépenses publiques devraient rester expansionnistes, avec un déficit budgétaire projeté à 12,14 billions de nairas, soit 3,01% du PIB, financé essentiellement par l’emprunt intérieur.

Enfin, la banque centrale prévoit des réserves extérieures atteignant 51,04 milliards de dollars et un excédent du compte courant de 18,81 milliards de dollars, soutenus par la vigueur des exportations pétrolières et non pétrolières ainsi que par les transferts de fonds de la diaspora.