Pomme de terre : le Kenya et la Tanzanie unissent leurs efforts
Le Kenya et la Tanzanie renforcent leur coopération pour lever les contraintes qui freinent le développement de leur filière pomme de terre. Le 28 octobre dernier, le Conseil tanzanien de la pomme de terre (PCT) et le Conseil national de la pomme de terre du Kenya (NPCK) ont signé un protocole d’accord de cinq ans, en marge du 13ᵉ Congrès mondial de la pomme de terre, organisé du 26 au 30 octobre à Naivasha, au Kenya.
Dans un communiqué conjoint, les deux organisations identifient plusieurs obstacles à surmonter : l’accès insuffisant aux semences certifiées, la faible adoption des technologies, le respect des normes de qualité et les difficultés d’accès aux marchés.
« Cette coopération contribuerait à harmoniser les normes phytosanitaires, à partager les technologies semencières et à développer des circuits commerciaux directs, afin de permettre aux agriculteurs des deux pays de tirer profit des opportunités régionales », a déclaré Abdalla Luvanda, membre du conseil d’administration du PCT, dans des propos relayés par le média local Daily News. Les deux conseils prévoient de préparer leur premier plan de travail conjoint en novembre de cette année.
Cet accord intervient dans un contexte de déficit marqué en semences certifiées. Au Kenya, les besoins annuels sont estimés à environ 150 000 tonnes, contre une production d’à peine 24 000 tonnes. En Tanzanie, les semences certifiées ne couvriraient qu’environ 2 % des besoins nationaux, selon les données officielles.
Des investissements nationaux pour renforcer l’offre de semences
En parallèle de cette coopération régionale, les deux pays ont engagé ces dernières années des initiatives pour améliorer la disponibilité des semences et soutenir la production locale.
Au Kenya, les efforts portent notamment sur le renforcement des capacités de multiplication. Le 25 août 2026, le gouvernement a mis en service le centre semencier Marindas, dans le comté de Nakuru, exclusivement consacré à la pomme de terre. Placée sous la responsabilité de l’Organisation kényane de recherche agricole et de l’élevage (KALRO), cette infrastructure couvre environ 243 hectares, dont près de la moitié sera consacrée chaque année à la multiplication de semences. Elle doit également servir de centre de recherche et de formation pour les producteurs.
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