Secteur minier : Abuja scelle un accord stratégique
Le gouvernement fédéral a franchi une étape décisive dans sa stratégie de diversification économique en signant, via le Fonds de développement des minéraux solides (SMDF), un protocole d’accord avec l’Africa Finance Corporation (AFC). L’entente porte sur le financement de trois initiatives structurantes : un projet d’alumine estimé à 1,3 milliard de dollars, un programme national de cartographie géoscientifique exhaustive et la mise en place d’un véhicule d’investissement stratégique dédié au secteur.
Au cœur du dispositif figure une raffinerie d’alumine qui, une fois opérationnelle, devrait produire au moins un million de tonnes de minerai de bauxite par an. Le projet s’appuiera sur un procédé Bayer de dernière génération, adossé à une centrale de cogénération au gaz implantée sur site afin d’assurer la production intégrée de vapeur et d’électricité, optimisant ainsi les coûts énergétiques et la fiabilité opérationnelle.
Lors de la cérémonie de signature, Dele Alake, ministre du Développement des minéraux solides, a qualifié le protocole d’accord d’« historique », soulignant son potentiel de transformation structurelle du secteur minier et d’augmentation significative de sa contribution au produit intérieur brut (PIB). Selon lui, l’installation est conçue pour fonctionner sur une durée d’environ 20 ans, avec un taux d’utilisation projeté de 95 %. La production cumulée d’alumine est estimée à 19 millions de tonnes sur l’ensemble du cycle de vie du projet.
Au-delà de la seule raffinerie, l’accord prévoit un exercice complet de cartographie géoscientifique destiné à améliorer la connaissance des ressources nationales, à réduire l’asymétrie d’information pour les investisseurs et à renforcer la planification stratégique. Le véhicule d’investissement stratégique, pour sa part, vise à mobiliser des capitaux privés et institutionnels autour de projets miniers à fort potentiel.
Le ministre a salué l’engagement conjoint de l’AFC et du SMDF en faveur du programme de réforme en sept points du gouvernement. Il a mis en avant les avancées réalisées : sécurisation de l’environnement des affaires, modernisation du cadre réglementaire et mise en place d’un régime d’octroi de licences minières aligné sur les standards internationaux.
Ces réformes, a-t-il affirmé, commencent déjà à produire des effets tangibles en attirant des flux de capitaux privés significatifs. Pour Abuja, ce partenariat marque ainsi un tournant stratégique, positionnant le secteur minier comme un levier clé de diversification, d’industrialisation et de création de valeur à long terme.
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