Tunisie : la croissance ralentit à 2,3% au deuxième trimestre
L’économie tunisienne perd de nouveau de la vitesse. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,3% en glissement annuel au deuxième trimestre 2026, contre 2,6% au premier trimestre et 3,4% un an plus tôt, selon les données publiées samedi 15 août par l’Institut national de la statistique (INS).
Cette nouvelle décélération intervient malgré la résistance de plusieurs moteurs de l’économie. L’agriculture a enregistré une croissance de 5,5%, tandis que les services ont progressé de 1,9%. La construction s’est également distinguée avec une hausse de 3,6%.
Le principal point de faiblesse reste le secteur regroupant l’énergie, les mines, l’eau, l’assainissement et la gestion des déchets, dont l’activité s’est contractée de 1,7%.
Le recul est particulièrement marqué dans les activités minières, en baisse de 9,6%, tandis que l’extraction de pétrole et de gaz naturel a diminué de 1,1%. Cette contre-performance pèse sur une économie qui cherche à renforcer sa production nationale et à réduire ses vulnérabilités énergétiques.
La vigueur de l’agriculture et de la construction ne suffit donc plus à compenser entièrement les faiblesses persistantes des industries extractives et énergétiques.
Le ralentissement intervient après une phase de reprise progressive. La croissance tunisienne, limitée à 0,2% au premier trimestre 2024, avait accéléré jusqu’à 3,4% au deuxième trimestre 2025 avant de retomber à 2,6% au premier trimestre 2026.
La trajectoire demeure donc positive, mais l’économie peine à maintenir le rythme nécessaire pour accélérer durablement l’activité et renforcer ses capacités de financement.
Cette décélération intervient surtout dans un contexte financier contraint. La Tunisie continue de faire face à des difficultés d’accès au financement extérieur, tandis que les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) sur les réformes économiques restent bloquées depuis 2023.
Pour Tunis, l’enjeu dépasse ainsi la seule performance trimestrielle du PIB. Une croissance de 2,3% permet de maintenir l’économie en territoire positif, mais elle reste insuffisante pour dissiper les pressions sur les finances publiques, l’investissement et les besoins de financement extérieur.
Les plus lus - Economie
-
Le Liberia bénéficiera d’une aide du FMI pour réduire son déficit budgétaire
-
Forum d’investissement de la CEDEAO: La 1ère édition lancé à Lomé
-
Le Sénégal devient membre observateur du Forum des pays exportateurs de gaz
-
Echanges commerciaux : Le 2e forum de la ZLECAF lancé
-
Commerce : Attijariwafa bank et le Secrétariat de la ZLECAf signent un accord
