Nigeria : La croissance nigériane marque le pas au 3e trimestre - FINECO Nigeria : La croissance nigériane marque le pas au 3e trimestre - FINECO

Nigeria : La croissance nigériane marque le pas au 3e trimestre

Maroc : la croissance accélère à 4,2 % début 2026 La croissance économique nationale devrait atteindre 4,2 % en glissement annuel au premier trimestre 2026, contre 4 % au trimestre précédent, selon les prévisions du Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette légère accélération serait principalement soutenue par la dynamique des activités agricoles et tertiaires, dont la contribution à la croissance globale est estimée à +2,9 points, précise l’institution dans sa dernière note de conjoncture. Le secteur de la construction devrait poursuivre son expansion à un rythme de 3,4 %, après le ralentissement observé fin 2025, largement attribué aux interruptions ponctuelles causées par les intempéries de décembre. En revanche, l’industrie manufacturière, plus sensible aux variations de la demande extérieure, afficherait une croissance plus modérée de 3,1 %, reflet des tensions persistantes sur les marchés d’exportation. Le HCP souligne que l’économie nationale aborderait le début de 2026 dans un environnement complexe, marqué par des chocs externes et structurels. La faiblesse prolongée de la demande européenne, conjuguée au relèvement des droits de douane américains et à l’intensification de la concurrence chinoise, continuerait de peser sur les performances à l’export. À ces facteurs s’ajouterait un double choc réglementaire sur le marché européen, lié à la mise en place progressive du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières et à l’entrée en vigueur d’une nouvelle législation française restreignant le recours à l’offshoring dans certaines activités de consommation et de prospection. Dans ce contexte, le ralentissement de la demande extérieure, amorcé dès le troisième trimestre 2025, devrait se prolonger, limitant la croissance du volume des exportations nationales de biens et services à 3,9 % en variation annuelle, contre une moyenne trimestrielle de 10,4 % observée sur les cinq dernières années. Face à ces contraintes, les moteurs de la croissance resteraient essentiellement internes. La demande intérieure devrait continuer de progresser, soutenue par le redressement des activités agricoles et par la modération des tensions inflationnistes. L’augmentation de 57 % du cumul pluviométrique durant les deux premiers mois de la campagne agricole 2025/2026, combinée aux nouvelles mesures de soutien au secteur, devrait favoriser l’emploi et les revenus en milieu rural, sous réserve de conditions climatiques normales en fin de saison. Dans ces conditions, la consommation des ménages devrait s’affermir de 3,9 % au premier trimestre 2026, tandis que l’investissement maintiendrait un rythme soutenu de 9,8 %, porté notamment par les dépenses publiques en infrastructures.

La dynamique économique du Nigeria s’est essoufflée au troisième trimestre, avec une croissance ramenée à 3,98 % sur un an, selon les chiffres publiés lundi. L’inflation persistante et le resserrement monétaire ont pesé sur l’activité, malgré des performances solides dans plusieurs secteurs clés.

Entre juillet et septembre, les services, l’agriculture et une remontée de la production pétrolière ont contribué à soutenir l’économie. Mais cette progression demeure inférieure aux 4,23 % enregistrés au deuxième trimestre. Sur les trois premiers mois de l’année, le PIB avait augmenté de 3,13 %, après une révision globale des calculs consécutive à l’adoption d’une nouvelle année de référence en juillet, destinée à mieux refléter les transformations structurelles du pays le plus peuplé d’Afrique.

Le secteur pétrolier a signé une croissance notable de 5,84 % sur un an, portée par une production moyenne de 1,64 million de barils par jour, contre 1,47 million un an plus tôt. Sa contribution au PIB continue toutefois de s’éroder, tombant à 3,44 %, signe d’une dépendance accrue du Nigeria envers ses activités non pétrolières.

Ces dernières ont progressé de 3,91 %, grâce à un essor de 4,15 % des services et de l’industrie, tandis que l’agriculture affichait une hausse de 3,77 %, selon le Bureau national des statistiques.

En octobre, la Banque mondiale a salué les récentes réformes engagées par le gouvernement, estimant qu’elles ont contribué à stabiliser l’économie. Elle a toutefois exhorté les autorités à intensifier leurs efforts pour améliorer le niveau de vie et endiguer la flambée des prix alimentaires. L’institution anticipe une croissance du PIB de 3,4 % en 2024, portée à 4,2 % en 2025, puis à 4,4 % en 2027, grâce au dynamisme attendu des services, de l’agriculture et des industries non pétrolières.

L’inflation devrait progressivement ralentir, tout en demeurant élevée. En octobre, elle s’établissait encore à 16,05 %, tandis que la banque centrale maintient un taux directeur de 27 %.