Congo : 700 millions $ levés à 9,5 % - FINECO Congo : 700 millions $ levés à 9,5 % - FINECO

Congo : 700 millions $ levés à 9,5 %

Congo : 700 millions $ levés à 9,5 %

La République du Congo confirme son retour sur les marchés financiers internationaux. Le 11 février 2026, le ministère des Finances a annoncé avoir levé 700 millions de dollars via une nouvelle émission obligataire, quelques mois seulement après une première opération marquant la fin de près de vingt ans d’absence sur les marchés internationaux.

Cette obligation, assortie d’un coupon de 9,5 %, arrivera à échéance en janvier 2035. Il s’agit de la maturité la plus longue jamais obtenue par Brazzaville sur les marchés internationaux. Le remboursement du principal débutera en 2031 et s’effectuera par tranches annuelles, traduisant une volonté d’étaler la charge financière dans le temps.

L’opération s’inscrit dans une séquence active de mobilisation de capitaux. En novembre 2025, le Congo avait déjà levé 670 millions de dollars à travers une euro-obligation arrivant à échéance en 2032. Cette ligne avait été rouverte en décembre pour un montant additionnel d’environ 260 millions de dollars. La transaction annoncée en février constitue toutefois la première offre publique internationale, après des placements privés réalisés en fin d’année 2025.

Selon les autorités, les fonds serviront prioritairement à racheter une partie de l’obligation 2032 et à rembourser des dettes contractées sur le marché sous-régional, dont certaines arrivent à maturité en mars 2026. L’objectif affiché est clair : réduire les risques de refinancement à court terme et allonger la durée moyenne de la dette publique.

Le gouvernement souligne que le livre d’ordres a dépassé 2 milliards de dollars, attirant plus d’une centaine d’investisseurs. Le rendement final aurait reculé de plus de 200 points de base par rapport aux émissions précédentes, signalant un intérêt marqué du marché.

Malgré cette dynamique, le pays demeure classé en catégorie spéculative, avec une notation CCC+ attribuée par Fitch et S&P. Une évaluation qui reflète un niveau de risque élevé pour une économie encore fortement dépendante des revenus pétroliers.