Égypte : l’« obligation du citoyen » ouvre l’investissement public à tous
L’État égyptien franchit un nouveau cap dans sa stratégie d’inclusion financière. Dès le dimanche 22 février, le ministère des Finances lancera un instrument inédit baptisé « obligation du citoyen », accessible directement aux particuliers via le réseau national de la Poste. En transformant les bureaux de poste en véritables centres d’investissement de proximité, le gouvernement entend démocratiser l’accès aux titres publics et toucher les franges de la population traditionnellement éloignées des circuits bancaires classiques.
Selon le ministère, ce nouvel outil d’épargne traduit la volonté d’intégrer davantage les citoyens dans les mécanismes de financement de l’État. L’« obligation du citoyen » est un titre de dette émis en livres égyptiennes, permettant aux particuliers de prêter leur épargne au gouvernement en échange d’un remboursement garanti assorti d’intérêts fixes.
Accessible avec un ticket d’entrée minimal de 1 000 livres égyptiennes (et ses multiples), le produit cible en priorité les ménages à revenus modestes, les femmes et les travailleurs journaliers, dans une logique d’intégration du secteur informel à l’économie nationale.
Sa principale innovation réside dans son rendement périodique fixe et attractif, versé mensuellement. D’une durée de 18 mois, l’investissement offre un compromis équilibré entre rentabilité et horizon court terme, renforçant son attractivité auprès des épargnants prudents.
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