Côte d’Ivoire : un emprunt triomphal de 110 milliards FCFA - FINECO Côte d’Ivoire : un emprunt triomphal de 110 milliards FCFA - FINECO

Côte d’Ivoire : un emprunt triomphal de 110 milliards FCFA

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La Côte d’Ivoire a signé une opération remarquable sur le marché financier régional ce mardi 17 mars 2026, confirmant sa forte attractivité auprès des investisseurs. Le pays a levé avec succès 110 milliards de francs CFA, soit exactement le montant recherché, mais a surtout bénéficié d’une demande largement excédentaire, atteignant 291 milliards de francs CFA, près de trois fois l’objectif initial.

Cette performance illustre la confiance soutenue des acteurs financiers de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) envers la signature ivoirienne. Comme ses homologues de la zone franc, l’État ivoirien recourt régulièrement aux marchés pour financer ses dépenses publiques, qu’il s’agisse d’investissements, de salaires ou du remboursement de dettes. L’opération a été menée via UMOA-Titres, l’agence régionale basée à Dakar, chargée d’organiser les adjudications.

Pour cette levée de fonds, le Trésor ivoirien a proposé une gamme diversifiée d’instruments, incluant des bons du Trésor à 364 jours ainsi que des obligations à 3 et 5 ans, permettant de combiner financement à court et moyen terme.

Cette émission s’inscrit dans une dynamique d’emprunt soutenue. Depuis le début de l’année, Abidjan a déjà mobilisé plus de 1 800 milliards de francs CFA sur le marché des adjudications UMOA-Titres, faisant du pays l’émetteur le plus actif de la région. Ce rythme élevé traduit l’ampleur des besoins de financement liés à la mise en œuvre de projets publics et au refinancement de dettes arrivant à maturité.

Dans le détail, l’engouement des investisseurs s’est particulièrement concentré sur les bons à un an. Sur les 291 milliards de FCFA proposés, 245 milliards ont concerné cette maturité, portée notamment par les banques ivoiriennes et régionales en quête de placements sûrs et rentables dans un contexte de liquidités abondantes.

Toutefois, le Trésor ivoirien a opéré une sélection rigoureuse, ne retenant que 64 milliards de FCFA sur ce segment, soit environ un quart des offres reçues, écartant les propositions jugées trop coûteuses.