Côte d’Ivoire–FMI : signature d’un accord stratégique - FINECO Côte d’Ivoire–FMI : signature d’un accord stratégique - FINECO

Côte d’Ivoire–FMI : signature d’un accord stratégique

Côte d’Ivoire–FMI : signature d’un accord stratégique

Les services du Fonds monétaire international (FMI) et les autorités de Côte d’Ivoire ont conclu un accord au niveau des services sur la sixième revue des programmes soutenus par le Mécanisme élargi de crédit (MEDC) et la Facilité élargie de crédit (FEC), ainsi que sur la cinquième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Cet accord, encore soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI, pourrait déboucher sur des décaissements cumulés d’environ 843,9 millions de dollars, dont 509,5 millions au titre des dispositifs MEDC/FEC et 334,4 millions dans le cadre de la FRD.

Conduite par Geneviève Verdier, une mission du FMI a séjourné à Abidjan du 22 au 30 avril afin d’évaluer l’exécution des programmes engagés avec les autorités ivoiriennes. Ces programmes, approuvés respectivement en mai 2023 pour un montant de 2,6 milliards de DTS (environ 3,5 milliards de dollars) et en mars 2024 pour 975,6 millions de DTS (près de 1,3 milliard de dollars), arrivent à leur phase finale de revue.

À l’issue des discussions, l’institution de Bretton Woods a salué des performances jugées « remarquables ». Les autorités ivoiriennes ont notamment réussi à corriger les déséquilibres macroéconomiques, contribué au renforcement des réserves régionales et poursuivi leur transformation économique, tout en avançant sur les réformes liées à la résilience climatique.

Grâce à une mobilisation accrue des recettes et à une meilleure maîtrise des dépenses publiques, le déficit budgétaire a été ramené à 3 % du PIB en 2025, en ligne avec les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Des progrès ont également été enregistrés dans les réformes structurelles, notamment la consolidation du Compte unique du Trésor et le renforcement de la gouvernance des entités publiques, avec pour objectif de limiter les risques liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.

Sur le volet climatique, les échanges ont porté sur des mesures clés telles que la mise en place d’un mécanisme d’assurance contre les aléas climatiques pour la filière coton, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’élaboration d’une stratégie de taxation carbone.

Malgré ces avancées, les perspectives restent exposées à des risques externes. Le FMI souligne notamment l’impact potentiel des tensions au Moyen-Orient et des réorientations des politiques commerciales mondiales, susceptibles d’entraîner une hausse durable des prix des matières premières, un ralentissement de la demande globale et un durcissement des conditions financières internationales.

Dans ce contexte, les autorités ivoiriennes devront maintenir le cap des réformes pour consolider les acquis macroéconomiques et renforcer la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.