Burkina Faso : Ouagadougou lève 49,5 milliards FCFA - FINECO Burkina Faso : Ouagadougou lève 49,5 milliards FCFA - FINECO

Burkina Faso : Ouagadougou lève 49,5 milliards FCFA

Burkina Faso : Ouagadougou lève 49,5 milliards FCFA

Le Burkina Faso continue de mobiliser le marché financier régional pour soutenir le financement de son budget 2026. À l’issue d’une émission simultanée de bons et obligations du Trésor organisée le 6 mai 2026 en partenariat avec UMOA-Titres, l’État burkinabè a réussi à lever 49,5 milliards FCFA sur le marché de l’UEMOA.

Le Trésor public avait initialement sollicité 45 milliards FCFA à travers des bons assimilables du Trésor de 364 jours et des obligations assimilables du Trésor de 3, 5 et 7 ans. L’opération a suscité un fort intérêt des investisseurs, avec des soumissions globales atteignant 96,396 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 214,21 %.

Au total, 49,5 milliards FCFA ont été retenus, exclusivement sur les maturités obligataires, tandis que 46,896 milliards FCFA de propositions ont été rejetés. Le taux d’absorption de l’opération ressort ainsi à 51,35 %.

Les investisseurs retenus bénéficieront de rendements moyens pondérés de 7,28 % pour les obligations de 3 ans, 7,24 % pour celles de 5 ans et 7,38 % pour les titres de 7 ans. Ces niveaux traduisent à la fois l’appétit du marché pour la signature burkinabè et les exigences de rendement dans un contexte régional marqué par des besoins de financement élevés.

Le remboursement du capital interviendra respectivement le 7 mai 2029, le 7 mai 2031 et le 7 mai 2033 selon les différentes maturités. Les intérêts seront versés annuellement à des taux fixes de 6 % pour les obligations de 3 ans, 6,20 % pour celles de 5 ans et 6,40 % pour les obligations de 7 ans.

Cette nouvelle mobilisation confirme la capacité du Burkina Faso à attirer l’épargne régionale malgré un environnement économique et sécuritaire encore sous pression. Elle intervient dans un contexte où plusieurs États de l’UEMOA multiplient les levées de fonds afin de soutenir leurs programmes budgétaires et leurs investissements structurants.