Commerce international : la Chine veut rendre le yuan utilisable en Afrique - FINECO Commerce international : la Chine veut rendre le yuan utilisable en Afrique - FINECO

Commerce international : la Chine veut rendre le yuan utilisable en Afrique

Commerce international : la Chine veut rendre le yuan utilisable en Afrique

Après avoir supprimé les droits de douane pour 53 pays africains, la Chine vient de mettre en place un rail de paiement, un mécanisme de conversion monétaire moins cher, plus rapide, pour le commerce bilatéral Chine-Afrique. Le 26 juin 2026, la Banque Populaire de Chine a enclenché le mécanisme pour rendre le yuan utilisable en Afrique.

Pékin ouvre la première chambre de compensation en yuan à l’échelle d’un continent, permettant aux entreprises de commercer directement avec la Chine sans passer par le dollar, ce qui réduit les frais de conversion et accélère les transferts financiers. Dix-neuf pays sont concernés. Un importateur à Abidjan, Cotonou ou Dakar pourra désormais payer son fournisseur de Shanghai en yuans, directement, sans conversion Cfa-Dollar puis Yuan.

Avec Standard Bank comme banque-pont entre les deux économies, Pékin favorise ce type d’infrastructure dans le cadre d’une stratégie de dédollarisation et pour approfondir l’intégration financière internationale via son réseau Cips (système de paiements transfrontaliers). Une illustration de la volonté de la Chine d’étendre son influence financière et de faciliter les échanges économiques dans les pays émergents.

Officialisé le 25 juin dernier, le dispositif n’est pas une révolution annoncée à coups de trompette. C’est une infrastructure posée, brique par brique. En réalité, depuis novembre 2025, Standard Bank s’est déjà connectée à Cips, le système de paiement chinois alternatif à Swift lancé en 2015 par la Banque populaire de Chine pour faciliter le règlement et la compensation des transactions internationales directement en Yuan (Rmb) et concurrencer l’hégémonie du dollar. La chambre de compensation actuelle ajoute une pièce manquante : l’accès au marché financier chinois lui-même, à ses liquidités et à ses titres.