Namibie : la CDN 3.0 chiffre à 14,07 milliards $ le financement climatique - FINECO Namibie : la CDN 3.0 chiffre à 14,07 milliards $ le financement climatique - FINECO

Namibie : la CDN 3.0 chiffre à 14,07 milliards $ le financement climatique

Namibie : la CDN 3.0 chiffre à 14,07 milliards $ le financement climatique

La Namibie met un prix sur sa stratégie climatique. Le pays a lancé vendredi sa troisième contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0), qui prévoit des mesures d’atténuation et d’adaptation au changement climatique nécessitant un investissement estimé à 14,07 milliards de dollars d’ici 2035.

Lors du lancement à Windhoek, la ministre de l’Environnement, des Forêts et du Tourisme, Indileni Daniel, a présenté cette feuille de route comme un passage de la planification climatique à la mise en œuvre. Le gouvernement entend désormais transformer ses priorités climatiques en projets bancables et attirer des investissements nationaux et internationaux.

Selon la présentation de la CDN 3.0, 6,42 milliards de dollars seront consacrés à l’atténuation et 7,65 milliards de dollars à l’adaptation.

L’enjeu central reste toutefois la mobilisation des financements. Environ 12 % des besoins sont couverts de manière inconditionnelle, tandis que 88 % dépendent de l’accès à des financements climatiques internationaux, du transfert de technologies et du renforcement des capacités.

Daniel a appelé la Namibie à dépasser désormais les discussions sur le financement climatique pour se concentrer sur la mobilisation des ressources nécessaires à l’exécution du plan.

« Conditionnel ne signifie pas facultatif », a-t-elle déclaré, précisant que cette composante représente ce que la Namibie peut réaliser lorsque le soutien international est aligné sur son ambition nationale.

La CDN 3.0 comprend 72 mesures et 216 actions, réparties dans 13 secteurs et domaines prioritaires. Son volet consacré à l’atténuation compte 26 mesures et 106 actions couvrant notamment l’énergie, l’agriculture, la foresterie et les autres utilisations des terres, les procédés industriels et les déchets.

Le volet adaptation représente 46 mesures et 110 actions. Il couvre l’agriculture et la sécurité alimentaire, les ressources en eau, la biodiversité, la pêche et l’aquaculture, la santé, les infrastructures, les zones côtières, les établissements urbains ainsi que d’autres questions transversales.