Kenya : un projet de mobilité électrique de 3 milliards $ signé avec Geely - FINECO Kenya : un projet de mobilité électrique de 3 milliards $ signé avec Geely - FINECO

Kenya : un projet de mobilité électrique de 3 milliards $ signé avec Geely

Kenya : un projet de mobilité électrique de 3 milliards $ signé avec Geely

Le gouvernement kényan a signé avec Endelevu Enterprise Corporation un protocole d’accord portant sur un projet de mobilité électrique évalué à 3 milliards de dollars, en partenariat avec le constructeur chinois Geely Auto Group. L’annonce a été faite mardi 6 octobre par le président William Ruto.

Le programme prévoit notamment la construction d’une usine capable d’assembler 50 000 véhicules électriques à quatre roues par an, ainsi qu’une seconde unité destinée à produire jusqu’à 100 000 deux-roues et véhicules de mobilité légère chaque année. Le dispositif comprend également 1 000 hubs de recharge alimentés à l’énergie solaire et une plateforme numérique pouvant gérer jusqu’à 100 000 véhicules.

À travers cet investissement, le gouvernement entend s’appuyer sur l’essor des véhicules électriques pour renforcer la production locale, créer des emplois et développer les compétences dans une industrie encore émergente.

« Pour notre pays, l’ambition va au-delà de l’assemblage. Nous voulons fabriquer pour l’Afrique de l’Est et pour l’Afrique », a déclaré William Ruto, présentant le projet comme un levier pour réduire la dépendance du Kenya aux importations de véhicules et de carburants.

Selon le président kényan, le projet devrait générer environ 2 000 emplois directs et plus de 20 000 emplois indirects, notamment auprès des fournisseurs, des entreprises de logistique et des prestataires de services. Jusqu’à 80 000 opportunités supplémentaires sont également évoquées dans la gestion des flottes, les opérations et les services associés à la mobilité électrique.

Au-delà des retombées sur l’emploi, Nairobi mise sur le transfert de technologies et de compétences. Le partenariat avec Geely doit notamment contribuer à former les travailleurs locaux et à développer une chaîne de valeur autour de la mobilité électrique.

« Nous voulons que les technologies et les compétences soient transférées, et pas seulement échangées », a ajouté William Ruto.

Le Kenya entend enfin donner au projet une dimension régionale. Les véhicules produits localement et conformes aux règles d’origine de l’EAC pourraient accéder aux marchés est-africains, positionnant potentiellement le pays comme une base de production régionale.