Afrique du sud : Le rand résiste aux tensions géopolitiques - FINECO Afrique du sud : Le rand résiste aux tensions géopolitiques - FINECO

Afrique du sud : Le rand résiste aux tensions géopolitiques

Afrique du Sud : 49,5 millions $ levés via des obligations indexées sur l’inflation

Le rand sud-africain évoluait sans direction marquée jeudi en début de séance, soutenu par le repli du dollar et la baisse des cours du pétrole, tandis que les investisseurs surveillaient de près les développements diplomatiques autour d’un éventuel accord entre les États-Unis et l’Iran, susceptible de réduire les risques pesant sur les marchés mondiaux.

Vers 06h49 GMT, la devise sud-africaine s’échangeait à 16,34 rands pour un dollar, un niveau quasiment inchangé par rapport à la clôture de la veille. Cette stabilité intervient alors que le billet vert peine à retrouver un élan après avoir touché un creux de six semaines en début de semaine, les opérateurs préférant limiter leurs positions avant la publication des chiffres de l’emploi américain, déterminants pour les anticipations de politique monétaire de la Réserve fédérale.

Le marché des matières premières apportait également un soutien aux actifs émergents. Les prix du pétrole poursuivaient leur repli, les investisseurs intégrant la perspective d’une détente au Moyen-Orient, un facteur susceptible d’atténuer les pressions inflationnistes et de réduire les coûts d’importation pour les économies dépendantes des hydrocarbures.

Ce regain d’optimisme fait suite aux déclarations de Téhéran selon lesquelles l’Iran et Oman sont parvenus à un accord sur les coordonnées d’une voie maritime traversant le détroit d’Ormuz. Selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, une annonce conjointe est en préparation, sous réserve qu’aucune partie extérieure ne vienne compromettre le processus.

Comme la plupart des devises des marchés émergents, le rand reste fortement corrélé à l’appétit mondial pour le risque depuis le début des tensions entre Washington et Téhéran le 28 février. Toute avancée vers une désescalade est susceptible d’améliorer les flux de capitaux vers les actifs sud-africains, tandis qu’une nouvelle détérioration raviverait la volatilité.

Sur le marché obligataire, les titres souverains sud-africains profitaient également de ce climat plus favorable. Le rendement de l’obligation de référence à échéance 2035 reculait de 2,5 points de base, à 8,285 %, traduisant une légère progression des prix et un regain d’intérêt des investisseurs pour la dette sud-africaine.