BRVM : le marché termine en ordre dispersé
La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a clôturé la séance de cotation du vendredi 6 mars 2026 sur des performances contrastées de ses principaux indices, dans un marché marqué par un net recul du volume des transactions.
L’indice BRVM Composite, principal baromètre du marché, a enregistré une légère progression de 0,09 % pour s’établir à 411,44 points, contre 411,08 points lors de la séance précédente. En revanche, l’indice BRVM 30 a légèrement reculé de 0,05 %, terminant à 192,20 points contre 192,29 points la veille.
De son côté, l’indice BRVM Prestige, qui regroupe les valeurs les plus performantes du marché, a affiché une hausse de 0,43 %, passant de 162,11 points à 162,80 points. À l’inverse, l’indice BRVM Principal a enregistré une baisse de 0,46 %, se fixant à 282,76 points contre 284,07 points lors de la séance du jeudi 5 mars.
L’indice BRVM Composite Total Return, qui mesure le rendement global du marché en intégrant les dividendes, a également progressé de 0,09 %, atteignant 158,44 points contre 158,30 points précédemment.
Sur le plan des échanges, la valeur totale des transactions s’est nettement contractée, s’établissant à 2,352 milliards de FCFA contre 6,701 milliards de FCFA la veille.
La capitalisation boursière du marché des actions a pour sa part enregistré une hausse de 13,873 milliards de FCFA, pour atteindre 15 863,334 milliards de FCFA contre 15 849,461 milliards de FCFA la veille. Le marché obligataire a également progressé, avec une capitalisation en hausse de 6,96 milliards de FCFA, à 11 785,014 milliards de FCFA contre 11 778,054 milliards de FCFA le 5 mars 2026.
Du côté des valeurs, le Top 5 des plus fortes hausses est dominé par le titre SAFCA Côte d’Ivoire qui s’est apprécié de 7,50 % à 5 735 FCFA. Il est suivi par AGL Côte d’Ivoire (+7,44 % à 2 095 FCFA), Uniwax Côte d’Ivoire (+5,14 % à 2 250 FCFA), Eviosys Packaging SIEM Côte d’Ivoire (+4,65 % à 2 250 FCFA) et ERIUM Côte d’Ivoire (+4,28 % à 2 800 FCFA).
À l’inverse, le classement des plus fortes baisses est conduit par Solibra Côte d’Ivoire, dont le titre a chuté de 7,26 % à 35 705 FCFA. Viennent ensuite Sicor Côte d’Ivoire (-7,25 % à 3 710 FCFA), Vivo Energy Côte d’Ivoire (-3,66 % à 2 240 FCFA), CFAO Côte d’Ivoire (-2,78 % à 1 750 FCFA) et TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire (-2,73 % à 2 850 FCFA).
Noix de cajou en Afrique de l’Est : la Tanzanie tire la transformation vers le haut malgré un potentiel encore largement inexploité
Le stock de noix de cajou transformées dans l’ensemble des pays producteurs d’Afrique de l’Est a atteint 38 500 tonnes en 2025, selon des estimations préliminaires du service indépendant de conseil commercial N’kalô. Dans un bulletin consacré au marché africain de cette matière première publié le 3 février 2026, l’entreprise indique que ce volume affiche une progression de 5 % par rapport au niveau enregistré un an plus tôt.
Cette hausse est principalement portée par la Tanzanie, seul pays de la région où l’activité de transformation a véritablement progressé. En 2025, la filière tanzanienne aurait traité près de 20 000 tonnes de noix de cajou, soit son meilleur résultat des cinq dernières années. Ce volume représente une augmentation spectaculaire de 67 % en glissement annuel et concentre à lui seul 52 % du total des noix transformées en Afrique de l’Est.
Ce regain d’intérêt pour la transformation s’explique notamment par une meilleure disponibilité de la matière première sur le marché local. Pour la campagne 2025/2026, les autorités tanzaniennes anticipaient d’ailleurs une récolte historique de 700 000 tonnes, de quoi soutenir l’activité industrielle et renforcer la place du pays dans la chaîne de valeur régionale.
Derrière la Tanzanie, le Mozambique occupe la deuxième position avec 15 000 tonnes transformées en 2025. Toutefois, la filière mozambicaine enregistre un recul notable de 28 % par rapport à l’année précédente. Le Kenya et Madagascar complètent le classement, avec des volumes respectifs de 2 500 et 1 000 tonnes, des niveaux restés globalement stables.
Un potentiel régional encore sous-exploité
Malgré la progression enregistrée en 2025, les données compilées par N’kalô montrent que le potentiel de transformation de la noix de cajou en Afrique de l’Est reste largement sous-exploité. Sur les cinq dernières années, le volume transformé dans la région a en effet chuté de 43 %, passant de 62 750 tonnes en 2020 à seulement 35 500 tonnes en 2024.
Cette baisse s’explique en grande partie par les contre-performances du Mozambique, autrefois moteur de la transformation régionale. À titre de comparaison, l’industrie mozambicaine traitait encore près de 40 000 tonnes de noix de cajou en 2020, soit un niveau aujourd’hui loin d’être atteint.
Plus largement, les causes du ralentissement varient selon les pays producteurs. Au Kenya, par exemple, la faiblesse de la transformation s’explique principalement par un déficit d’approvisionnement en matière première. D’après les statistiques officielles, la production nationale n’a atteint que 7 803 tonnes en 2024, alors même que la capacité installée de transformation est estimée à 45 000 tonnes.
Face à cette situation, les autorités kényanes cherchent à relancer la filière. Le ministère de l’Agriculture a ainsi annoncé, le 8 janvier 2026, la mise en place d’un plan de redynamisation du secteur visant à accroître la production locale et à mieux exploiter les infrastructures industrielles existantes.
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