Budget 2027 : le Sénégal ramène ses dépenses à 7 364 milliards FCFA - FINECO Budget 2027 : le Sénégal ramène ses dépenses à 7 364 milliards FCFA - FINECO

Budget 2027 : le Sénégal ramène ses dépenses à 7 364 milliards FCFA

Budget 2027 : le Sénégal ramène ses dépenses à 7 364 milliards FCFA

Le gouvernement sénégalais prévoit de réduire les dépenses budgétaires de 2,9 % en 2027, à 7 363,7 milliards FCFA (12,6 milliards de dollars), contre 7 583,9 milliards FCFA dans la loi de finances 2026 ajustée, selon les informations publiées jeudi 15 octobre par la Radio Télévision sénégalaise (RTS).

Cette contraction figure parmi les principales orientations du projet de loi de finances initiale (PLFI) pour 2027, soumis à l’examen des députés. Les dépenses couvriront notamment les rémunérations du personnel, les achats de biens et services, les transferts courants ainsi que les investissements financés sur ressources internes et externes.

En parallèle, les recettes budgétaires devraient progresser de 2,8 %, à 6 012,1 milliards FCFA, contre 5 848,7 milliards FCFA en 2026. Le gouvernement entend renforcer la mobilisation des recettes, maîtriser les dépenses publiques, traiter la dette, protéger les populations vulnérables et soutenir les investissements prioritaires. Il prévoit également d’améliorer la gouvernance publique et les conditions de développement du secteur privé.

Le déficit budgétaire global devrait reculer à 1 351,7 milliards FCFA, contre 1 735,2 milliards FCFA en 2026. Rapporté au produit intérieur brut (PIB), il passerait de 7,6 % à 4,7 % en 2027.

Les besoins de financement de l’État sont toutefois estimés à 6 608,7 milliards FCFA, couvrant notamment l’amortissement de la dette, le financement du déficit et l’apurement des arriérés intérieurs.

Cette consolidation budgétaire intervient alors que la croissance économique sénégalaise devrait ralentir à 2,7 % en 2026, contre 6,5 % en 2025, puis à 2,4 % en 2027. Le gouvernement attribue cette évolution à l’effort de consolidation budgétaire, à la contribution négative des hydrocarbures et à la persistance des effets défavorables des chocs extérieurs. L’inflation est, pour sa part, attendue à 2,7 %, malgré l’incidence de l’ajustement des tarifs de l’énergie sur les prix intérieurs.