Crédit du Maroc : le bénéfice net en hausse de 16,5 % - FINECO Crédit du Maroc : le bénéfice net en hausse de 16,5 % - FINECO

Crédit du Maroc : le bénéfice net en hausse de 16,5 %

Crédit du Maroc : le bénéfice net en hausse de 16,5 %

Le groupe Crédit du Maroc boucle l’exercice 2025 sur une performance financière solide. Réuni le 12 février 2026 pour arrêter les comptes au 31 décembre 2025, le Conseil de Surveillance a constaté une progression de 16,5 % du résultat net consolidé, qui s’établit à 864 millions de dirhams (MDH), contre 741 MDH un an plus tôt.

Selon la direction, cette performance reflète « la solidité de la capacité bénéficiaire du groupe », soutenue par la croissance de l’activité, l’amélioration de la rentabilité opérationnelle et la maîtrise continue des charges et des risques.

L’activité commerciale affiche une dynamique soutenue. L’encours des crédits progresse de 11 % pour atteindre 62 863 MDH. Les financements aux entreprises enregistrent une hausse de 12,2 %, à 37 382 MDH, tirés par les crédits à l’équipement et aux promoteurs immobiliers (+16,6 % chacun). Du côté des ménages, les encours augmentent de 4,8 % à 22 284 MDH, portés par les crédits à la consommation (+11,2 %) et à l’habitat (+3,3 %).

Les ressources consolidées poursuivent également leur progression (+7,4 %) à 61 228 MDH. Cette évolution repose principalement sur la bonne tenue des dépôts à vue, en hausse de 11,6 % à 44 500 MDH. Les comptes d’épargne et les dépôts à terme atteignent respectivement 10 096 MDH et 5 081 MDH.

Le produit net bancaire consolidé croît de 8 % à 3 568 MDH. La marge nette d’intérêt progresse de 10,4 % à 2 681 MDH, soutenue par la dynamique commerciale et l’optimisation du coût de la ressource. La marge sur commissions s’apprécie de 7,3 % à 494 MDH, tandis que le résultat des opérations de marché atteint 499 MDH, bénéficiant de la bonne orientation des activités de change. La contribution des filiales au produit net bancaire augmente de 28,2 %, pour un chiffre d’affaires global de 259 MDH.

Les charges d’exploitation demeurent maîtrisées, en hausse limitée de 3 % à 1 652 MDH. Cette discipline permet au résultat brut d’exploitation de progresser de 12,8 % à 1 916 MDH.

Sur le plan du risque, le coût du risque recule de 3,8 % à 383 MDH. Le taux de couverture des créances en souffrance s’améliore à 89,5 %, en hausse de 206 points de base. Le taux des créances douteuses et litigieuses s’inscrit également en amélioration, confirmant la politique prudente et anticipative de gestion des risques menée par la banque.